Le roi Arthur

par

Arthur Pendragon

Michael Morpurgo dresse un tableau évolutif du roi Arthur tout au long de son récit. Dès le début, il se présente comme étant le fils d’Uther Pendragon et de la reine Igraine. Encore bébé, il est enlevé par Merlin et confié à un seigneur vivant en Bretagne. Ce n’est qu’à l’âge de douze ans, à la suite de la mort de sa mère adoptive, qu’il apprend que le couple qui l’a élevé ne sont pas ses vrais parents. Trois ans plus tard, il devient suzerain de Bretagne. L’auteur nous fait ensuite partager le mariage d’Arthur et de Guenièvre, son couronnement et ses relations étroites avec chacun des chevaliers de la Table Ronde.

Dans le premier chapitre, le héros se définit lui-même comme ayant été un garçon « rêveur etaventureux », possédant une curiosité naturelle pour toutes les choses, qu’elles soient naturelles (comme la chasse et la maîtrise des armes) ou plus philosophiques (comme la différence entre le bien et le mal).

« Ce n'est pas la solution, Arthur, me dit-il. Ne vous ai-je pas appris que le mal ne peut jamais détruire le mal ? Seul le bien peut y parvenir ».

Il manque pourtant de confiance en lui, lorsqu’il doit confronter Kay, mais cela s’estompera progressivement grâce à Merlin.

Une fois devenu roi, Arthur ignore progressivement les mises en garde du magicien, préférant gouverner par lui-même alors que la présence de son conseiller semblerait, au contraire, de plus en plus nécessaire. Non seulement Merlin sauve de justesse son protégé d’une mort certaine contre le chevalier de Pelinore, mais il lui prédit également que Mordred sera l’homme qui détruira la cour de Camelot.

Doté d’une liberté d'action totale lorsque le magicien se sépare de lui, le roi fait prospérer Camelot tout en devenant paradoxalement un personnage « secondaire ». En effet, les exploits des chevaliers de la Table Ronde vont peu à peu prendre le pas sur sa renommée et sa vaillance. « J’étais moins brave que j’en avais l’air », dira-t-il. L'instabilité de sa situation, symbolisée par le nombre de combattants qui le quittent pour partir à la recherche du Graal, l’amène à adopter un comportement plus orgueilleux : Arthur sent le besoin de réaffirmer sans cesse son pouvoir lorsqu’il dit : « Suis-je encore le roi, oui ou non ? » et ce, quitte à enfreindre quelques lois élémentaires de chevalerie, comme celle de la seconde attaque de Lancelot, qui est la violation d’un pacte.

Le massacre de la Bretagne par Mordred rappellera finalement au vieux monarque son rôle de protecteur du pays et les vertus qui lui sont inhérentes.

« La mort fait partie de la vie. À la minute où nous naissons, nous sommes condamnés à mourir. L'important, c'est ce que nous faisons tant que nous sommes vivants ».

Ainsi, sa fin s’apparente à une rédemption des fautes commises et le début de la réflexion sur ces dernières.

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