Le roi Arthur

par

L’idéal chevaleresque

L’idéal chevaleresque est omniprésent dans cet ouvrage de Morpurgo et en fait plus un roman de chevalerie qu’un ouvrage de fiction au sens classique du thème. Cet idéal se traduit notamment par un sens de l’honneur exacerbé. Tous les chevaliers de la table ronde ont en commun ce sens de l’honneur. C’est lui par exemple qui pousse Lancelot à venger dans le sang, une insulte faite à son suzerain. Il commande au chevalier de vivre en ayant l’honneur pour seul souci. C’est lui qui fera dire à Arthur à la fin de l’ouvrage : « La mort fait partie de la vie. A la minute où nous naissons, nous sommes condamnés à mourir. L'important, c'est ce que nous faisons tant que nous sommes vivants.». La seconde caractéristique de cet esprit chevaleresque est le désir de défendre et de protéger le faible du fort et faire régner la justice partout ou besoin est. Ce vœu vient principalement de ce que la chevalerie est une émanation du désir des sociétés médiévales de se protéger des agressions extérieures en constituant en son sein une élite chargée de sa défense. Le chevalier ne doit donc jamais se présenter en tyran. On peut aussi noter comme caractéristique de l’esprit chevaleresque, l’amour courtois. Ses représentants dans cet ouvrage sont principalement Tristan et Lancelot. Cet amour parfait tend à sublimer son objet et aspire à la perfection. Il s’agit moins d’un désir physique que d’une aspiration spirituelle où le sujet se contente de vénérer l’objet de ses attentions.

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Dissertation à propos de Le roi Arthur