Le Spleen de Paris

par

Baudelaire, peintre et témoin de la modernité

Baudelaire veut donc observer et traduire le monde « moderne » qui se construit devant ses yeux : en plongeant sa poésie dans la prose, il peut atteindre le cœur de ce nouveau monde construit par la révolution industrielle. Il avait écrit, avant de publier Le Spleen de Paris, un essai critique sur l'art intitulé Le Peintre de la vie moderne. Il prend comme modèle de son esthétique un artiste méconnu, Constantin Guys, qui s'attachait à saisir dans le réel des images, et à les reproduire, de mémoire, sur des feuilles. De nombreuses esquisses du monde moderne ont été ainsi reproduites, et Baudelaire y admire le rôle du souvenir, ainsi que la plongée dans la réalité qui accepte l'erreur, la déformation, l'inachèvement. Ses poèmes obéissent à cette esthétique : ils peignent les mœurs modernes, s'attachent de près au réel et acceptent par là tous les défauts de ce monde.

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Dissertation à propos de Le Spleen de Paris