Les Caprices de Marianne

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Résumé

Pièce théâtrale parue en 1833 dans La Revue des Deux Mondes, Les Caprices de Marianne est une des multiples œuvres à succès du dramaturge français Alfred de Musset. Largement influencé par le mouvement du romantisme qui dominait la France de son siècle, Musset décide de mélanger ce style littéraire à la poésie qu’il pratique. Cette pièce de théâtre, oscillant entre tragédie et comédie, pourrait finalement être qualifiée de drame romantique.

 

         La pièce est organisée en deux actes comprenant respectivement trois et six scènes. Le contexte reste flou, l’histoire prenant place dans une ville de Naples plutôt irréelle à une époque non précisée. Cette pièce s’organise autour de trois personnages et de leur triangle amoureux : Marianne, Coelio et Octave.

         Coelio est éperdument amoureux de Marianne, cependant déjà mariée au juge Claudio. Son amour étant plus fort que lui, il brave la morale qui interdit de désirer la femme d’autrui et décide de tout entreprendre pour conquérir le cœur de celle à qui il se croit promis. Pour parvenir à ses fins, deux intermédiaires lui apportent leur aide : Ciuta, vieille domestique travaillant auprès de la belle, et Octave, ami insouciant au côté bohème affirmé.

         Ciuta essaie d’abord de convaincre Marianne d’aimer Coelio – tentative qui se révèle vaine car Marianne s’accroche à ses valeurs morales et prêche sa fidélité à son mari. Coelio se tourne donc ensuite vers Octave, son ami libertin dont l’expérience lui paraît nécessaire, bien qu’il soit en outre le cousin de Claudio. Octave privilégie l’amitié à la parenté, et se lance dans de fervents plaidoyers en faveur de Coelio auprès de Marianne. Celle-ci finit par tomber amoureuse, mais plutôt que Coelio, c’est son messager Octave qui a décroché son cœur. Elle lui avoue son amour, et lui propose un rendez-vous. Ces sentiments étant partagés, Octave se trouve face à un sérieux dilemme, mais il décide de rester loyal à Coelio, et encourage celui-ci à se présenter au rendez-vous qui lui est pourtant originellement destiné.

         Entretemps Claudio, mari jaloux et possessif, commence à suspecter son épouse d’infidélité conjugale. Il met en place un plan machiavélique pour remédier à la situation et apaiser son désir de vengeance, en engageant deux mercenaires chargés d’assassiner l’amant éhonté qui s’approcherait de sa femme.

         Le jour de l’heureux rendez-vous arrive, mais c’est finalement Coelio qui se présente auprès de Marianne. Celle-ci ignore cependant l’échange qui s’est réalisé, et reste persuadée qu’il s’agit d’Octave (l’obscurité ne permettant pas de distinguer les traits de son visiteur) ; elle s’adresse donc par ce prénom à la silhouette qu’elle aperçoit. Les mercenaires sont présents pour réaliser leur besogne, et Coelio meurt persuadé que ce rendez-vous n’était en fait qu’un piège d’Octave, qui l’aurait envoyé se faire assassiner à sa place.

         La scène finale se déroule sur la tombe de Coelio ; Octave renonce aux plaisirs de la vie et rejette définitivement l’amour de Marianne.

 

L’aspect tragique de la pièce se ressent largement dans cette fin : un héros romantique innocent, mort pour ses passions ; une femme repoussée par son premier véritable amour ; et un homme rongé par la culpabilité, tournant le dos aux joies de la vie.

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