Les prétendants

par

Nelly

Nelly est la femme d’un des cadres du centre, bien placé, qui a peu de charisme, et dominé par elle. Alors que le jour s’y prête, il a peur de se présenter au nouveau directeur, et c'est sa femme qui finit par s’impatienter, lui faire des critiques, le pousse. Elle est un peu folle, elle incarne l’énergie, la simplicité.

Elle n’a pas une grande finesse, mais elle possède un franc-parler, tout comme Blot, et ose poser des questions et émettre des critiques devant tout le monde :

« BLOT, à Später. – Celui-là ?

NELLY. – J’en étais certaine, voilà Schwartzer !

SPÄTER. – Sous-chef, plus gros que le ventre.

NELLY. – Tu es toujours là à attendre, incapable de te décider, et moi, idiote comme je suis, moi à tes côtés, on dirait deux pauvres, l’idée que j’ai, deux pauvres ! et Schwartzer fait sa petite entrée… »

Dans cet extrait on remarque qu’elle ne fait pas attention à celui qui est arrivé, elle s’assure simplement de son identité. Elle s’adresse de manière familière, assez virulente au nouveau directeur Später, et lui montre bien que la situation ne lui convient pas.

Elle est un personnage de confiance, elle réfute toutes les superstitions ou les doutes de ses collègues, comme ceux de Brulat :

« BRULAT. – Tais-toi ! Tu ne sais pas !

NELLY. – Qui pourrait craindre quoi que ce soit ?
La peur, toutes ces choses-là ? »

Elle pose donc une question idiote : craindre la peur est un pléonasme, mais se moque des peurs de son collègue.

De plus, c'est elle qui prononce le seul mot grossier de la pièce, ce qui renforce son rôle spontané et traduit son impatience face à tant de tergiversations : « On y va, oui ou merde ? » 

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