Les Voyages de Gulliver

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Résumé

Lemuel Gulliver, le héros du roman, est chirurgien pour la marine. Il est marié à Mary Burton avec qui il a eu plusieurs enfants. Il voyage beaucoup, grâce à son métier, et visite notamment les Indes. Après avoir voyagé durant trois ans, il reprend la mer dans le but de retourner aux Indes, mais une tempête se lève et le navire est dévié de sa trajectoire. Quelques mois plus tard, son bateau heurte un rocher et coule. Gulliver survit à l’accident, s’étant réfugié sur une chaloupe avec d’autres hommes. La chaloupe s’échoue et Gulliver, alors seul, s’endort.

            À son réveil, il se rend compte qu’il est attaché et ne peut bouger. De petits hommes hauts d’une quinzaine de centimètres l’attaquent avec des flèches alors qu’il essaie de se défaire des cordes qui le retiennent au sol. Néanmoins, les petits êtres le nourrissent en utilisant des échelles pour lui apporter nourriture et boisson. Les petits hommes décident ensuite d’emmener Gulliver à la capitale de leur pays et ils le transportent toujours attaché. Une fois arrivé à destination, il est enchaîné à l’intérieur d’un bâtiment où il ne peut circuler qu’à genoux. Il devient alors une attraction, et les petits hommes le « visitent » (ils entrent dans ses poches, ses manches…) et lui prennent ses effets personnels. Il commence à se faire apprécier des petits êtres, qui le surnomment « L’Homme-montagne ». On le libère. Il apprend qu’il se trouve au pays de Lilliput, et que la capitale se nomme Mildendo. Il rencontre l’Empereur et lui propose de l’aider dans ses prochaines guerres. Gulliver empêche l’invasion de Lilliput par des ennemis, les habitants de Blefuscu, en effrayant les hommes embarqués sur les bateaux, qu’il ramène à Lilliput. Gulliver découvre alors les causes de cette guerre : chacune des deux îles a une manière différente de casser les œufs à la coque. La paix est signée entre Lilliput et Blefuscu. Peu de temps après, le palais prend feu, et Gulliver urine sur les flammes pour sauver l’Impératrice.

            Gulliver, homme libre, décrit la vie des Lilliputiens qu’il commence à connaître. Mais il est contraint de quitter Lilliput, car une habitante serait tombée amoureuse de lui, et son mari réclame un procès. C’est en réalité un complot fomenté contre lui. Gulliver part alors pour Blefuscu. Un jour, il trouve une chaloupe et décide de reprendre la mer, dans le but de rentrer chez lui. En mer, un navire le récupère ; il retrouve sa maison après trois ans d’absence.

            Il repart pourtant rapidement pour l’aventure. Alors qu’il est en mer, une tempête se déclare à nouveau, mais le bateau ne coule pas. Néanmoins, l’équipage perd une grande quantité de son eau potable et se trouve contraint de rejoindre la terre en chaloupe pour se réapprovisionner. Gulliver décide de les accompagner pour visiter le pays. À terre, Gulliver et les autres hommes sont poursuivis par un géant. Gulliver est alors abandonné, car il n’a pas eu le temps de rejoindre la chaloupe. Il découvre d’autres habitants de l’île, qui sont tous des géants et semblent également être des paysans. Il se présente à eux, et essaie de leur faire comprendre son espèce. Un des géants – que Gulliver juge être le chef – le ramène chez lui. Gulliver procède alors à une étude de ces êtres, et se rend compte qu’ils sont plutôt simples d’esprit. La vie sur cette île est dure pour lui (un bébé manque de l’avaler), mais la fille du chef, Glumdalclitch, prend soin de lui et fait en sorte de lui rendre la vie aisée en créant des accessoires à sa dimension. Gulliver est ensuite amené à un marché, où il devient une fois encore l’attraction. Le chef des paysans gagne beaucoup d’argent grâce à lui. Il le fait ensuite voyager à travers tout le pays pour continuer d’en amasser. Gulliver commence à fatiguer et à maigrir ; le paysan s’en rend compte. Il l’emmène alors à la cour du roi de Brobdingnag où la reine le lui achète et prend Glumdalclitch en tant que gouvernante de Gulliver. La reine ordonne à son ébéniste de créer des meubles pour lui. La vie dans ce pays n’est toujours pas facile (Gulliver se fait attaquer par des guêpes qui, à ses yeux, sont géantes ; un crapaud manque de faire couler son bateau, et un singe tente de le kidnapper) mais  la reine fait de lui son favori. Il devient également proche du roi, avec qui il discute longuement de la politique anglaise. Le roi est révulsé par les Anglais, à cause de leur politique, mais également de la poudre à canon. Gulliver commence alors à vouloir quitter Brobdingnag, mais le roi et la reine l’en empêchent. Par chance, un aigle attrape la boîte où il est enfermé et le relâche en mer. Une fois encore, un navire le récupère et Gulliver rentre chez lui.

            Gulliver ne reste que deux mois chez lui avant de partir pour un nouveau voyage. Une tempête frappe à nouveau son navire qui dévie de sa trajectoire. L’équipage rencontre alors des pirates. Gulliver manque de respect à leur capitaine et celui-ci l’expulse du bateau sur un canoë avec quelques provisions. Gulliver rejoint alors une île qu’il pense surmontée d’un nuage, mais il se rend compte qu’il s’agit d’une autre île qui flotte au-dessus de la première. Il appelle alors le peuple de l’île flottante qui le font parvenir sur leur île. Les habitants de l’île sont de la même taille que lui, mais leurs têtes penchent soit à droite, soit à gauche. De plus, leurs vêtements arborent comme motifs des instruments de musique ou d’astronomie. L’île lui est présentée : il s’agit de Laputa. Ses habitants ne peuvent rester très longtemps concentrés, et des jeunes gens sont donc chargés de les frapper pour qu’ils le restent. Ce peuple est constamment anxieux à l’idée que le soleil cesse de les éclairer. De plus, les hommes sont obsédés par les mathématiques et ne remarquent pas que leurs femmes les trompent. Gulliver rencontre le roi de Laputa, qui ne s'intéresse pas à la politique. Celui-ci lui explique néanmoins le fonctionnement de son île flottante : elle ne peut se déplacer qu’au-dessus de l’île sur laquelle le canoë de Gulliver a échoué, Balnibarbi, et le roi punit parfois certains habitants de cette île en empêchant le soleil et la pluie de l’atteindre. Gulliver s’ennuie sur cette île, et trouve les habitants hautement imbus de leur personne. Il demande alors à descendre sur Balnibarbi, où il rencontre un homme, Lord Munodi, qui l’invite chez lui. Gulliver constate que les habitants de l’île sont tristes, Munodi lui explique qu’ils ont voulu appliquer les mêmes lois que le peuple de Laputa, et que depuis, sur l’île, il en est ainsi. Il constate que les habitants de Balnibarbi sont presque fous et font des choses vaines (ils essaient par exemple d’extraire la lumière du soleil à travers des concombres, ou encore, de trouver des peuples dans les excréments). Gulliver décide alors de quitter ce pays et se rend à Glubbdubdrib, pays où vivent des magiciens et des sorciers. Le gouverneur de ce pays a lui-même des pouvoirs : il peut ramener une partie des morts à la vie. Gulliver lui demande alors de ressusciter Alexandre le Grand, qui lui révèle qu’il est mort en ayant trop bu. Gulliver rencontre ensuite de nombreux morts, et notamment des philosophes tels qu’Aristote et Descartes.

            Gulliver part ensuite pour Luggnagg, au sud-est du Japon, où il se fait passer pour un Hollandais (les Hollandais sont les seuls Européens tolérés dans ce coin du monde). Mais on découvre sa vraie identité et il est emprisonné. Gulliver entend parler des enfants immortels de Struldbrug et rêve de ce qu’il ferait s’il l’était lui-même. Pourtant, ces enfants sont malheureux et jaloux des mortels. Le roi de Luggnagg propose un poste à Gulliver, mais ce dernier désire rentrer chez lui, ce que le roi accepte. Il lui donne une lettre pour que l’Empereur du Japon ne fasse pas de lui son captif, avec quatre cent quarante-quatre pièces d’or et un diamant. Quand il arrive au Japon, Gulliver doit piétiner un crucifix pour prouver qu’il est hollandais, mais il parvient à éviter de le faire. Il reprend ensuite la mer pour aller à Amsterdam. De là, il prend un autre bateau pour retourner en Angleterre.

            Il ne reste à nouveau que quelques mois chez lui avant de partir pour un autre voyage en tant que capitaine. Mais il est victime de mutinerie : les hommes de l’équipage souhaitent devenir des pirates et abandonnent Gulliver sur une île. Il y découvre des créatures très laides, qui vivent nues et agissent comme des animaux. L’une d’entre elles, nommée Yahoo, s’approche de lui et Gulliver le repousse en le frappant. Yahoo hurle, d’autres créatures surgissent et encerclent Gulliver. Mais elles fuient toutes lorsqu’un cheval apparaît. Un autre cheval les rejoint. Gulliver tente de communiquer avec eux, et le premier cheval lui fait signe de les suivre. Ils arrivent alors dans une maison uniquement habitée par des chevaux. Les chevaux se demandent si Gulliver est un « Yahoo », et l’emmènent dans l’étable où sont gardés ces créatures ; là, ils constatent qu’en effet, il appartient à la même espèce. Gulliver se lie d’amitié avec les chevaux, appelés les Houyhnhnms – ce qui signifie cheval, et surtout, « perfection de la nature » –, et leur narre les péripéties qui l’ont amené sur cette île. Mais les chevaux ont du mal à comprendre tout ce qu’il dit, car, par exemple, ils ne comprennent pas ce qu’est un mensonge. Les chevaux jugent que Gulliver est plus civilisé et instruit que les autres Yahoos qu’ils connaissent, et celui-ci leur demande de ne plus le nommer « Yahoo ». Comme il l’a fait avec tous les autres chefs des pays qu’il a traversés, Gulliver parle de politique avec les chevaux. Il leur raconte également les relations entre les hommes et les chevaux en Angleterre, ce que les Houyhnhnms ont du mal à croire. Les chevaux en concluent que les Yahoos d’Angleterre sont plus mauvais que les Yahoos de son île, car ils utilisent leur raison pour faire le mal. Gulliver est alors banni de ce pays et quand il rentre chez lui, il est révulsé par la société de son pays, dont il perçoit maintenant tous les défauts. 

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