Macbeth

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Macbeth

Macbeth est le thane de Glamis, titre nobiliaire écossais équivalent à celui de earl en Angleterre, c'est-à-dire comte. Le début de la pièce le montre au spectateur comme un guerrier valeureux, noble personnage estimé de son roi pour son courage et sa loyauté. Or à peine rencontre-t-il les trois sorcières, son ambition dévorante commence à s'exprimer, mêlée de doute quant à ses capacités à l’assouvir. Doute et crainte le hantent tout au long de la pièce.

Il est d'abord « Le brave Macbeth (il a bien mérité ce nom) », d'après le sergent d'armes qui l'a vu combattre à la bataille, approuvé par le roi Duncan : « Ô mon brave cousin ! » Ce personnage qui semble donc être un ferme appui du roi d’Écosse s'efface cependant pour laisser place à un ambitieux qui écoute d'une oreille gourmande les promesses des trois sorcières : elles lui annoncent qu'il va devenir thane de Cawdor, puis roi, promesse qui le réjouit. Pourtant, cette joie se mêle vite de doutes : « Cette instigation surnaturelle ne peut être mauvaise, ne peut être bonne ». Il sait que la route vers le trône ne peut être que sanglante, car il lui faudra tuer Duncan : « Mon esprit, où le meurtre n'est encore qu'un fantôme, ébranle tellement mon individu que toutes les fonctions en sont absorbées par les conjectures ; et rien n'y existe que ce qui n'est pas. » Courageux, ambitieux mais hanté par le doute, et plus tard par le remords, tel est Macbeth. C'est un personnage négatif, mais sans la moindre grandeur, car il n'a pas la force de caractère d'autres personnages sombres...

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Dissertation à propos de Macbeth