Michel Strogoff

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Résumé

Michel Strogoff est un roman d’aventures écrit par le romancier français Jules Verne (1828-1905) et publié en 1876.

L’histoire débute à Moscou, dans les salons du palais du czar, en plein mois de juillet, alors que se déroule une fête splendide. Le monarque russe n’a pas le cœur aux festivités : la Sibérie, à l’est de son empire, est soulevée par la révolte. Les Tartares, sous la conduite du terrible Féofar-Khan, ont embrasé la plaine orientale, et leurs cavaliers répandent la destruction dans tout le pays. De plus, les rebelles reçoivent l’aide d’un traître russe, un ancien officier du nom d’Ivan Ogareff.

Les Tartares ont coupé le fil télégraphique qui relie la capitale à l’immense province de l’Est, et le czar est dans l’impossibilité de joindre son frère, le grand-duc, bloqué dans la ville d’Irkoutsk, à cinq mille deux cents verstes – soient cinq mille cinq cents kilomètres – de la capitale russe. Un seul moyen pour le joindre et lui transmettre ses ordres : un courrier. Celui-ci doit être un homme sûr, d’une indéfectible loyauté, d’une endurance peu commune et d’un courage inébranlable. Cet homme, ce sera un officier du corps des courriers du czar : Michel Strogoff.

Michel Strogoff est un homme solide, un Sibérien qui a grandi dans la vaste et rude province. Il consacre sa vie à sa charge et à son souverain, mais aussi à sa vieille mère, Marfa Strogoff, qui habite la ville sibérienne d’Omsk. Il doit donc rejoindre Irkoutsk et porter une lettre du tsar à son frère. Il doit déjouer les embûches du voyage, ne pas se faire reconnaître et éviter les pièges qu’Ivan Ogareff ne manquera pas de placer sur son chemin.

Strogoff prend la route en se faisant passer pour un marchand du nom de Nicolas Korpanoff, paisible négociant. Il prend d’abord le train jusqu’à Nijni-Novgorod, puis le bateau à vapeur, et il suit le cours du Volga jusqu’aux montagnes de l’Oural. C’est au cours de ce voyage qu’il fait la connaissance d’une jeune fille, Nadia, qui se rend elle aussi à Irkoutsk. Elle veut y rejoindre son père, Wassili Fédor, exilé politique en Sibérie. Michel Strogoff la prend sous sa protection et décide de la faire passer pour sa jeune sœur. C’est un camouflage idéal qui permet aux deux nouveaux amis de traverser sans encombre une grande partie de la Russie, jusqu’au pied des monts Oural.

Cependant, Michel Strogoff a été alerté par l’étrange attitude de bohémiens qui suivent la même route qu’eux et semblent au courant de la présence du courrier du czar dans les parages. Lorsqu’ils quittent le bateau à vapeur, Michel Strogoff et Nadia empruntent un autre moyen de transport, une voiture tirée par des chevaux. Ils voyagent sans trêve jusqu’à un relais de poste où un voyageur irascible et violent exige qu’on attelle les chevaux destinés à la voiture de Michel et Nadia à la sienne. Il va jusqu’à insulter Michel Strogoff qui, de crainte de dévoiler son identité, ne peut répondre et doit supporter un affront public, quitte à passer pour un lâche.

Le couple poursuit sa route vers l’est, jusqu’à la rivière Irtyche qu’il leur faut traverser. Pour ce faire, ils empruntent un bac, attaqué par un groupe de Tartares au cours de la traversée. Nadia est capturée tandis que Michel Strogoff, blessé, plonge dans les eaux du fleuve. Parvenu à la rive il est recueilli par un paysan qui le soigne avec dévouement. À peine rétabli, le courageux courrier du czar reprend sa route pour Omsk, la ville où vit sa mère. Afin de préserver son anonymat, il décide de ne pas rencontrer cette dernière. Malheureusement, celle-ci croise son chemin et, reconnaissant son fils, l’interpelle avec amour. Le cœur brisé, Michel Strogoff feint de ne pas la connaître. La vieille femme comprend alors que son fils dissimule un secret, mais il est trop tard : son geste tendre a été vu par les espions d’Ivan Ogareff qui livrent la vieille femme au renégat, et celui-ci se réserve le droit de l’interroger par tous les moyens.

Pendant ce temps, Michel Strogoff a pu se procurer un cheval et poursuit sa route à travers les marais de la Baraba. Il brûle les étapes et chevauche sans relâche jusqu’au fleuve Obi qu’il traverse. Les Tartares l’ont devancé ; la contrée est ravagée. Il arrive à la ville de Kolyvan, où les troupes régulières russes et les Tartares livrent bataille. Au cours des combats, Michel Strogoff est capturé. Il renonce à s’évader et décide de suivre le flot des prisonniers, afin de parvenir à Irkoutsk avec l’armée rebelle. Parmi les prisonniers, il reconnaît bientôt sa mère, que le hasard a réunie à Nadia. Les deux femmes trouvent réconfort l’une auprès de l’autre.

Hélas, Ivan Ogareff décide d’interroger la vieille Marfa : il fait défiler devant elle les hommes prisonniers. Si elle ne dénonce pas son fils, elle mourra sous le knout, le terrible fouet russe. Elle ne cille pas quand son fils passe devant elle. Ivan Ogareff lève le bras pour frapper quand, n’y tenant plus, Michel Strogoff arrête la main du renégat, s’empare du knout, et l’en frappe au visage, le marquant d’une ineffaçable cicatrice. Ivre de rage, Ivan Ogareff s’empare de la lettre du czar à son frère, et emmène son prisonnier à Tomsk, devant le chef rebelle Féofar-Khan. Là, Michel Strogoff est condamné à être aveuglé par une lame chauffée à blanc qui sera passée devant ses yeux. Une fois l’affreux supplice terminé, le malheureux est abandonné à son sort. Nadia le rejoint et décide d’être son guide. Le désordre est tel dans la ville que le couple parvient à s’en échapper.

La résolution de Michel Strogoff n’est pas entamée : le couple reprend le chemin d’Irkoutsk. La route est encore longue, la fin du mois d’août approche et avec elle les premiers froids. Après des jours d’un voyage semé d’embûches, le couple parvient sous les murs d’Irkoutsk.

Cependant, Ivan Ogareff n’est pas resté inactif. Il s’est rendu à Irkoutsk, toujours aux mains des Russes, et s’est présenté au grand-duc, frère du czar, comme Michel Strogoff, porteur d’un courrier. Accueilli à bras ouverts, le félon s’installe dans les murs de la ville alors qu’arrivent les troupes tartares. Son plan est d’ouvrir une porte de la cité aux rebelles pendant une attaque nocturne. Il est sur le point de réussir quand un homme se dresse devant lui : Michel Strogoff ! En effet, l’officier a réussi à s’introduire dans Irkoutsk et il va empêcher le traître de livrer la ville. Il n’a jamais été aveugle : les larmes versées devant la détresse de sa mère ont protégé ses yeux durant le supplice. Les deux hommes se battent, et Michel Strogoff tue Ivan Ogareff.

Michel Strogoff n’a aucun mal à se faire reconnaître par le grand-duc. De son côté, Nadia retrouve son père exilé. Michel et Nadia, unis par l’aventure et les drames, décident de se marier. Une brillante carrière et une vie heureuse attendent l’officier des courriers du czar.

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