Michel Strogoff

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Michel Strogoff

Il est le héros par excellence, alliant une force et une fidélité parfaites, que Jules Verne ne se lasse pas de décrire. Dès sa première apparition dans le roman, il est dépeint comme porteur de toutes les qualités morales qui peuvent composer un être héroïque. Il est courageux, fort, brave, vaillant, loyal, aussi énergique que calme et confiant. Et sur le plan physique, il est grand, beau, blond, le regard clair, incroyablement musclé, et il exhale l’esprit slave dans toute sa splendeur. Jules Verne fait de lui une figure de perfection, un accomplissement de vertu, un homme pourvu d’un physique tout à fait opposé à celui du type tartare. Il jette dès le début de l’œuvre les bases symboliques d’une lutte entre deux camps.

Ses vêtements mêmes décrivent l’attachement à sa patrie. En effet, au début du roman, il porte le costume traditionnel russe et fait montre de tous les atouts du parfait courrier du Tsar (écrit Czar dans le roman) : un couteau sibérien, deux revolvers, ainsi que la lettre dont il est le porteur jusqu’à Irkoutsk. Il détient également le podaroshna, un laisser-passer. Dès le début du récit, Jules Verne nous montre sans détour à quel type de héros nous allons avoir à faire : un être qui se veut infaillible, droit, et dont les aventures ne peuvent être que grandioses et teintées d’héroïsme. Cette force et cette perfection nous laissent aussi supposer que les tourments qu’il va endurer seront à la hauteur de sa personne, et que l’intérêt de présenter un tel personnage dans un roman est justement d’en tester les limites, de voir de quelle manière il parvient à les surmonter.

Ainsi, la description du personnage, sur le plan physique et moral, nous renseigne sur la façon dont est écrite l’œuvre. Elle oriente notre manière de lire : ce héros qui paraît inébranlable va-t-il flancher, et quand cela va-t-il se produire ?

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