Pauline

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Présentation

Publié en 1838, Pauline est le premier roman d’Alexandre Dumas. Dramaturge alors reconnu depuis plusieurs années, membre de ce cercle de jeunes écrivains qui agitent le monde littéraire de la France de Louis-Philippe et qu’on appelle les romantiques, ami de Victor Hugo, Dumas offre avec Pauline le premier volume d’une stupéfiante série de romans qu’il écrira – pas seul, mais dont il sera le maître d’œuvre – et dont certains comptent parmi les œuvres les plus lues de la littérature française. Encore ancré dans le mouvement du roman gothique, mais fortement teinté d’impressions romantiques Pauline permet à Dumas de peindre en Pauline non seulement une protagoniste fragile, typique victime de roman populaire, mais aussi un personnage diabolique : Horace de Beuzeval. Cet individu, le méchant de l’intrigue, est un maudit promis aux flammes de l’enfer. Mais il est aussi l’ébauche d’un personnage en marge de la société, exclu des sphères humaines et animé d’une volonté supérieure. À ce titre il préfigure Edmond Dantès, une des plus grandes créations de Dumas.

Le récit de Pauline est construit de façon particulière : trois récits sont enchâssés l’un dans l’autre, comme des poupées gigognes. Un premier narrateur plante le décor – on peut voir en lui Dumas lui-même – pour laisser la parole à Alfred de Nerval, deuxième narrateur, qui donne ensuite la parole à Pauline. C’est cependant au premier narrateur qu’échoit le privilège de conclure le roman, refermant ainsi la narration gigogne.

Après avoir étudié les personnages principaux, nous nous pencherons sur Pauline en tant que roman gothique, puis sur les traits romantiques qui tirent le roman vers ce mouvement, pour enfin examiner la relation diabolique qui enchaîne Pauline à Horace de Beuzeval. 

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