Pauline

par

Pauline de Meulien

Le récit s'organise autour des derniers mois de la courte vie de la protagoniste éponyme du roman, narratrice du troisième récit qui apparaît au cours de la narration. C'est une « une femme charmante, pleine de talents, de charme et d'esprit. » Elle a un physique exquis, de « magnifiques cheveux noirs », « des yeux doux et fiers ». Elle n'a pas en elle une once de vanité, n'a rien d'une coquette, n'use pas de ses charmes juvéniles pour séduire. En outre, elle a un cœur sensible à la souffrance d'autrui, même quand l'être qui souffre n'est qu'un animal sauvage. Ainsi, le spectacle du sanglier livré à la fureur de la meute est pour elle un véritable supplice. Des défauts ? Elle en est dépourvue. Bref, Pauline est un être idéal. « C'était un ange de beauté, de grâce et de douceur » – telle est la brève description qu'en donne son amoureux transi Alfred de Nerval.

Le personnage de Pauline est un archétype. Femme romantique, chaste, pure, douce, elle est à mille lieux des personnages féminins qui apparaîtront quelques années plus tard dans la littérature réaliste ou naturaliste. Elle est très proche des personnages féminins que le lecteur a pu croiser dans la littérature gothique anglaise, comme Hippolita dans Le Château d'Otrante de Walpole, ou Émilie Saint-Aubert dans Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe. Elle est également très proche des héroïnes romantiques dont la vie n'est que bouleversement, passions, élans du cœur passionnés et refrénés. Et comme ses sœurs en littérature, Pauline est une éternelle victime. Elle est soumise, courageuse, mais...

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Dissertation à propos de Pauline