Un cœur simple

par

Gustave Flaubert

Chronologie

 

1821 : Gustave Flaubert naît à Rouen dans une famille bourgeoise. De son père, brillant chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen, il hérite peut-être l’esprit d’analyse ; sa mère est elle-même la fille d’un médecin. Le métier de son père et la proximité de l’hôpital imprègnent l’enfance de Flaubert de souffrance, de mort et de mélancolie – atmosphère de tristesse cependant adoucie par un foyer uni où l’on aimait rire. C’est un élève peu enthousiaste, rêveur et indiscipliné. Dès le début de son adolescence il commence à écrire – des récits historiques, des drames, des contes fantastiques et philosophiques, dont les thèmes sont majoritairement morbides et diaboliques.

1836 : Rencontre à Trouville pendant les vacances d’Élisa Schlésinger, une femme mariée pour laquelle il éprouve une passion sans doute jamais consommée, et qui lui inspirera plusieurs figures féminines dans ses œuvres – et au premier titre celle de Mme Arnoux dans L’Éducation sentimentale. Flaubert est alors influencé par les romantiques et l’exaltation qu’il peut déployer dans la passion a pour pendant un penchant mélancolique. En 1840 il passe son baccalauréat seul après avoir été renvoyé pour indiscipline.

1842 : Flaubert entreprend sans conviction des études de droit à Paris. Il rencontre quelques figures du monde artistique, donc Victor Hugo, qu’il admire, et surtout Maxime Du Camp en 1843, qui devient un grand ami. Vers cette époque le jeune écrivain commence à terminer des œuvres de jeunesse plus ambitieuses – Mémoires d’un fou (1838), Smarh (1840), Novembre (1842), qui ne connaîtrons qu’une publication posthume.

1844 : Après un échec à son examen de deuxième année et l’arrêt de ses études, Flaubert s’installe à Croisset, en bord de Seine, non loin de Rouen, dans une belle demeure du XVIIIe siècle que son père a achetée pour sa convalescence, le jeune homme ayant été victime de plusieurs attaques nerveuses. Dès lors il passera la quasi-totalité de son temps à Croisset, faisant quelques séjours à Paris où il fréquentera modérément le monde des lettres. À cette époque il achève la première version de L’Éducation sentimentale (1845). La mort de son père en 1846, qui lui laisse une grande fortune, fait de lui un rentier pouvant se consacrer à l’écriture. Celle de sa sœur lui laisse une nièce dont il devra s’occuper. Une relation chaotique de dix ans débute en outre avec la poétesse Louise...

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