Un cœur simple

par

De la simplicité…

La simplicité concerne d'abord la condition et la vie de domestique de Félicité. Dès les premières pages un récit itératif (à l’imparfait) relate sa manière de vivre. Sa vie à la ferme se résume à une série d’habitudes quotidiennes monotones et prosaïques : « Elle se levait dès l’aube, pour ne pas manquer la messe, et travaillait jusqu’au soir sans interruption ; puis le dîner étant fini, la vaisselle en ordre et la porte bien close, elle enfouissait la bûche sous les cendres et s’endormait devant l’âtre, son rosaire à la main. Personne, dans les marchandages, ne montrait plus d’entêtement. Quant à la propreté, le poli de ses casseroles faisait le désespoir des autres servantes. Économe, elle mangeait avec lenteur, et recueillait du doigt sur la table les miettes de son pain, — un pain de douze livres, cuit exprès pour elle, et qui durait vingt jours. » Cette description du personnage principal montre quelqu’un d’assidu dans son travail presque jusqu’à l’aliénation, propre et ordonné jusqu’à l’obsession, et plus économe encore.

Par sa simplicité et sa naïveté, son esprit semble manquer de capacité d’abstraction et d’imagination : « Quant aux dogmes, elle n’y comprenait rien, ne tâcha même pas de comprendre. Le curé discourait, les enfants récitaient, elle finissait par s’endormir » ;

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