1984

par

Résumé

L’histoire,qui se déroule en trois parties, s’ouvre sur la ville de Londres en 1984,laquelle fait partie d’un grand ensemble appelé Océanie à côté de l’Eurasie et del’Eustasie. Ces trois « blocs » sont gouvernés par des régimestotalitaires qui sont considérés comme communistes avant leur ascension aupouvoir, mais au lieu de défendre la classe prolétaire comme ils le prétendent,ils la rejettent. Ils sont en outre constamment en guerre les uns contre lesautres.

Laprovince de l’Océanie comprend quatre principaux ministères – le ministère dela Vérité, le ministère de la Paix, le ministère de l’Amour et le ministère del’Abondance – et elle est dominée par un parti unique dont le chef s’appelleBig Brother, un dictateur qui surveille incessamment les citoyens et torturequiconque se rebelle contre lui.

Le roman commence parla présentation du personnage principal, Winston Smith, un membre du Partiextérieur et petit fonctionnaire au ministère de la Vérité. Il a pour tâche lavérification des journaux étatiques, la censure des articles contenant desinformations suspectes voire anciennes et leurs misesà jour permanentes pour ne laisser aucune trace du passé. Il est considéré parson entourage comme un employé modèle et sa position lui permet d’obtenir desinformations classées top secret.

Partout où Winston serend – y compris chez lui –, le Parti le surveille à travers un système desurveillance sophistiqué appelé le télécran. Partout où Winston pose ses yeux,il croise le regard de Big Brother. Le Parti est réellement prêt à tout pourcontrôler son peuple, y compris à réécrire l’Histoire et à réinventer lalangue, selon les besoins. Au moment où le roman commence, le Parti a pourprojet d’imposer une nouvelle langue appelée Novlangue qui vise l’éradicationtotale de toute velléité de révolte en supprimant tout le champ lexical y renvoyant.À vrai dire, ne serait-ce que penser à la révolte est un crime dans cettesociété – penser est d’ailleurs certainement le pire crime qu’un citoyen puissecommettre.

Quand le romancommence, Winston commence à développer un lourd sentiment defrustration : le Parti, par ses implacables moyens d’oppression, annihiletoute pensée libre, toute sexualité, toute manifestation d’individualité (mêmel’habit est normé), et cela devient pour lui de plus en plus pesant. Ildéveloppe un dégoût prononcé envers le Parti, et entame la rédaction d’unjournal intime – forcément illégal – où il couche ses pensées. Parallèlement,son intérêt pour un certain O’Brien, un membre très puissant du Parti, atteintdes sommets : Winston croit voir en lui un des membres actifs de laFraternité, un contre-parti secret (probablement fictif) qui se mettraitdoucement en place pour renverser le Parti.

Un jour, au ministère de la Vérité, son attentionest attirée par une très belle jeune femme brune, une de ses collègues qui lefixe. Il craint qu’elle ne soit une délatrice chargée de le dénoncer auprès duParti comme fauteur de troubles. Son travail génère chez lui des scrupules :le Parti prétend que l’Océanie a toujours été alliée à l’Eustasie, contrel’Eurasie, mais Winston se souvient d’un temps où le monde était en paix.L’Histoire, puisqu’elle se plie à l’actualité, est sans cesse fluctuante. LeParti prétend aussi qu’Emmanuel Goldstein, le dirigeant présumé de laFraternité, est l’homme le plus dangereux qui soit, l’ennemi public numéro un.Pourtant, le caractère dangereux de Goldstein ne paraît pas si évident àWinston.

Winston passe ses soirées à errer à travers les quartiersles plus pauvres de la ville, où les prolétaires mènent une vie relativement àl’écart de la surveillance du Parti. Un jour, il reçoit un billet doux qui luivient de la jeune femme brune. Elle lui dit qu’elle l’aime et lui révèle sonprénom, Julia. Ils entament alors une relation secrète, en évitant autantqu’ils le peuvent la surveillance du Parti. Ils se découvrent, dans le mêmetemps, une grande connivence politique. Parfois, ils louent une chambrederrière une boutique miteuse des quartiers prolétaires où Winston a acheté sonjournal intime. Cette liaison dure un certain temps. Winston est persuadé qu’unjour ou l’autre ils se feront attraper et punir. Sur ce point, les deux amantsdivergent : Winston a une vision du monde très pessimiste et se saitcondamné depuis qu’il a osé écrire la première ligne de son journal, tandis queJulia est plus terre-à-terre et positive. Au fur et à mesure que l’attachementde Winston pour Julia s’accroît, sa haine pour le Parti s’intensifie. Un jour,il reçoit un message qu’il attendait depuis longtemps : O’Brien les convieà un rendez-vous en tête-à-tête.

Winston et Julia se rendent à l’appartement luxueuxd’O’Brien et y découvrent son tout aussi luxueux train de vie. L’homme est unhaut fonctionnaire du Parti ; sa place lui vaut un salaire mirobolant.O’Brien confirme ce que Winston ne faisait que supposer : il hait le Partiautant qu’eux, et révèle qu’effectivement il fait partie de la Fraternité. Cefaisant, il les invite à rejoindre les rangs de ce contre-parti. Il offre àWinston une copie du manifeste de la Fraternité écrit par Goldstein.

Winston lit le livre en question à voix haute avecJulia dans leur chambre secrète des quartiers pauvres. Dans ce manifeste,Orwell s’est en fait amusé à faire la synthèse de toutes les théories de luttedes classes qui se sont multipliées au XXe siècle. Après cettelecture, l’armée débarque et les cerne. Le propriétaire de la miteuse boutiquese révèle être en fait un membre de la Police de la Pensée.

Forcé à se séparer de Julia, et muté dans le ministèrede l’Amour, Winston découvre qu’O’Brien en personne n’est pas celui qu’il disaitêtre : l’homme est fidèle au Parti, mais se fait passer pour un membre dela Fraternité à l’occasion, pour piéger les potentiels fauteurs de trouble.O’Brien passe les mois suivants à torturer Winston, et à le soumettre à deviolents lavages de cerveau. Winston tâche de lutter comme il le peut.

Comme Winston résiste, O’Brien décide d’employerles grands moyens, et envoie Winston dans la Pièce 101, où se retrouvent aubout du compte tous les gens qui ont osé s’opposer au Parti. Dans cette pièce,O’Brien apprend à Winston qu’il sera confronté à sa plus grande peur. OrWinston fait régulièrement des rêves où des rats pullulent ; O’Brien luidéverse le contenu d’une cage pleine de rats sur le visage, et attend que lesrongeurs dévorent le visage de Winston. Celui-ci en vient à le supplierd’arrêter et l’invite à torturer Julia à sa place. Le but d’O’Brien étaitjustement de lui faire abandonner Julia. L’esprit retourné, Winston estrelâché. Il croise Julia mais ne ressent désormais plus rien pour elle. Il adésormais totalement accepté l’emprise du Parti sur le peuple.

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