A l’ouest rien de nouveau

par

Explication de la désillusion

Comme nous l’avons vu précédemment, le roman est un témoignage de l’horreur de la guerre, mais également un blâme de celle-ci : il la dénonce comme futile et illusoire. En effet, le message porté par le roman remet en question toutes les valeurs pour lesquelles tant de soldats se sont engagés. Il montre clairement qu’il n’y a ni honneur, ni gloire à combattre et à tuer pour « le bien de la patrie », et nous montre finalement la guerre comme un immense gâchis, un carnage sans but. L’obstination de généraux avides de victoires est exposée sous une lumière crue, et l’idée que l’homme ne peut être véritablement accompli et fier de lui que s’il combat pour son pays et tue froidement l’ennemi est totalement détruite, abattue dans ses fondements mêmes par un homme qui a justement connu la guerre.

La désillusion est telle pour les soldats au moment du conflit que Remarque affirme que trouver une mort rapide et sans douleur est ce que le soldat envoyé au front peut espérer de mieux. La gloire que l'on est censé trouver au combat est donc complètement démythifiée. Remarque nous explique que la guerre n’est basée que sur un symbole, sur de l’évanescent, rien de plus concret qu’un mauvais ersatz d’idéal. En effet, il montre que la symbolique compte plus que l’individu lui-même et que celui-ci est renié en tant qu’être humain. Il n’a plus d’existence individuelle, il se voit réduit à un matricule. Personne ne se soucie de lui, comme le montre l’épisode dit « des bottes ». En effet, Kemmerich, un des camarades de classe de Paul, devenu soldat, perd une jambe. N’ayant donc plus la nécessité de ses bottes, et finalement mourant des suites de l’amputation, c’est un autre camarade de classe, Muller, qui en hérite. Les bottes...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Explication de la désillusion >

Dissertation à propos de A l’ouest rien de nouveau