A l’ouest rien de nouveau

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Résumé

Paul est un jeune homme de dix-huit ans, engagé volontaire,comme tous les garçons de sa classe de lycéens, et simple soldat dans l’arméeallemande pendant la Première Guerre mondiale. Le lecteur fait sa connaissancealors que sa compagnie vient d’être décimée lors d’une attaque. Ce drame estaussi une aubaine : les survivants vont toucher les rations des morts etmanger à leur faim. Son camarade Kemmerich vient d’être amputé d’une jambe etva bientôt mourir, tout comme le jeune Joseph Behm, tombé pendant l’assaut. Cesjeunes gens se sont engagés, poussés par leur professeur Kantorek, qui les aendoctrinés au point de les emmener, la classe entière marchant en rang, aubureau de recrutement. Les lycéens se sont trouvés mêlés aux hommes de troupes,paysans et ouvriers, et ces jeunes gens imberbes sont maintenant de vieux guerriers.Avant de monter en ligne, les garçons ont subi la caserne et son entraînement,sous les ordres du caporal Himmelstoss, postier dans le civil et gradé du rangtatillon, injuste et brutal, qui impose à sa section des heures d’exercicesstupides dont le seul objectif est de briser les esprits. Cela ne ressemble enrien à une préparation au combat. La haine que le personnage inspire à seshommes est telle qu’à la veille de monter en ligne quelques-uns d’entre eux,dont Paul, l’attendent dans une rue sombre et lui administrent une magistralerossée.

Au front, Paul a fait la connaissance de Katczinsky,surnommé Kat, un soldat plus âgé. Une profonde amitié naît entre les deuxhommes, qui sont inséparables. Les ravages des dernières attaques obligent àrenforcer la compagnie par des troupes fraîches, nouvelles recruesinexpérimentées qui ignorent tout des combats. Et ceux-ci sont terribles :outre les tirs de l’artillerie anglaise ou française dont il faut savoir seprotéger, il y a aussi les attaques au gaz. Celui-ci se répand, coule sur lesol, investit le moindre trou où les soldats se sont réfugiés, et brûle lesyeux et les poumons de l’imprudent qui a ôté son masque trop tôt. Les obus, lesfusées, les mines pleuvent comme grêle, les éclats mortels volent et fauchent,déchirent les chairs, broient les articulations. Les hurlements des blesséstombés entre les réseaux de tranchées résonnent et les rescapés vivent la lenteagonie de leurs camarades au fil des heures. Il est bien loin, le monde dulycée et de la caserne, et comme ils paraissent vains, tous ces ordres reçusautrefois, toutes ces connaissances stériles, toutes ces consignes vides desens. Aussi, quand les hommes ont la surprise de voir le caporal Himmelstossrejoindre le front, l’occasion est trop belle, et ils se font un plaisir derefuser de lui obéir. Quand le gradé va se plaindre auprès d’un officier, cedernier punit légèrement les coupables, pour le principe, et rabroue vertementle caporal.

Les périodes en première ligne succèdent à celles de repos.Outre les soldats d’en face, les hommes ont d’autres ennemis : les rats,auxquels ils doivent disputer leur pain. Survient un long, très longbombardement d’artillerie ; Paul et ses camarades restent terrés dans unabri alors que s’abattent les percutants et les obus de gros calibre. Quelquesrecrues nouvellement incorporées manquent sombrer dans la folie. Puis, quand uncalme relatif est revenu, c’est l’attaque : on charge la tranchée adverse,on voit enfin cet ennemi qui, depuis des heures, déverse fer et feu ;alors on tue, on tire, on lance des grenades, on tranche des corps à coups depelle, on plante la baïonnette dans des ventres. Tous cela pour gagner quelquesmètres dans le no man’s land. Ce sont les nouvelles recrues qui pâtissent leplus de ces attaques, à cause de leur inexpérience. Himmelstoss est du nombre,et quand Paul le voit terré dans un abri, paralysé par la peur, il le tire parl’uniforme et le force à reprendre l’assaut. À la fin de cette période enpremière ligne, seuls trente-deux hommes ont survécu, sur cent quatre-vingt.

Paul bénéficie d’une permission et retourne pour quelquesjours dans son foyer. La visite dans sa ville natale ne lui procure pas lebonheur espéré : sa mère est très malade et se meurt d’un cancer, leshommes qu’il croise n’ont aucune idée de la réalité de la vie au front, et Paulest envahi d’un sentiment de culpabilité : ses amis restés au front sebattent, tandis qu’il est en sécurité. Il en profite pour rendre visite à lamère de son camarade Kemmerich, mais il ne peut se résoudre à lui dire lavérité sur la mort de son fils ; il ment à la malheureuse et lui dit queson fils est tombé, simplement frappé d’une balle au cœur. Sa permission estsuivie de quelques jours passés en camp d’entraînement. Là, il rencontre desprisonniers de guerre russes et constate que rien de fondamental ne le sépared’eux. En outre, il a la surprise de retrouver Kantorek, le professeur qui l’apoussé à s’enrôler : celui-ci a été mobilisé et goûte enfin à la dure viede caserne qu’il a tant vantée à ses élèves sans jamais vouloir y goûterlui-même.

Il faut retourner au combat. À la suite d’une patrouillenocturne, Paul se perd et trouve refuge dans un cratère d’obus. Quand survientune attaque française, un soldat ennemi tombe dans le cratère. Paul se jettesur lui et le poignarde. Quand le calme revient, Paul découvre un homme,semblable à lui, qui met des heures à mourir. Dans son portefeuille, il apprendson nom : Gérard Duval, typographe. L’ennemi abstrait a maintenant un nomet un visage. Paul a tué son semblable et éprouve une terrible culpabilité.Puis il est blessé à son tour et évacué à l’arrière dans un hôpital. Sessouffrances et celles de ses camarades sont grandes ; la mort vientrégulièrement faucher des blessés.

Vient le moment de la guérison et donc du retour au front.Le temps passe, les hommes de la compagnie de Paul tombent les uns après lesautres. Au cours d’une attaque, Kat est blessé. Paul le porte sur son dosjusqu’à un poste de secours, mais son ami a reçu un éclat d’obus derrière latête et meurt. Paul a perdu son meilleur ami. Cependant, l’été 1918 avance, etl’armistice tout proche est dans tous les esprits. Et c’est par une calmejournée d’octobre, si calme que le communiqué officiel indique « Àl’ouest, rien de nouveau », que Paul tombe à son tour sur le champ debataille.

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