A la recherche du temps perdu

par

L'écriture comme vocation

Le roman se termine par la prise de conscience du narrateur de sa vocation artistique. Il choisit de se consacrer à l'écriture, confirmant ainsi les aspirations qu'il laisse entrevoir au cours du récit. Il veut, à travers l'évocation la plus précise possible des expériences et des personnages qu'il a connus, saisir la mesure du temps passé et révéler son vécu en le transcendant dans une œuvre de littérature et d'art :

« Alors, moins éclatante sans doute que celle qui m’avait fait apercevoir que l’œuvre d’art était le seul moyen de retrouver le Temps perdu, une nouvelle lumière se fit en moi. Et je compris que tous ces matériaux de l’œuvre littéraire, c’était ma vie passée ; je compris qu’ils étaient venus à moi, dans les plaisirs frivoles, dans la paresse, dans la tendresse, dans la douleur emmagasinée par moi, sans que je devinasse plus leur destination, leur survivance même, que la graine mettant en réserve tous les aliments qui nourriront la plante [...] Ainsi toute ma vie jusqu’à ce jour aurait pu et n’aurait pas pu être résumée sous ce titre : Une vocation ».

Il ne s'agit pas d'une simple collection de souvenirs abordés chronologiquement, mais plutôt de faire remonter à la réalité et à la surface consciente de l'intelligibilité ses souvenirs, leur donnant une existence qui est envisagée comme étant la seule vraie. Pour Proust, les choses passées n'acquièrent une existence que lorsqu'elles sont remémorées.

Ainsi, les émotions, les dialogues, les visages et les comportements sont évoqués dans toutes leurs dimensions possibles, et l'instantanéité du vécu du héros est...

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