Andromaque

par

La mère et la veuve

L’amour maternel est incarné dans la pièce par le personnage d’Andromaque. L’amour qu’elle voue à son fils Astyanax est tel qu’elle consent à faire tous les sacrifices pour son bien. On peut trouver dans la ruse qu’elle emploie pour sauver la vie d’Astyanax le premier exemple de cet amour. En effet, lorsque Troie est mise à feu et à sang, Andromaque trompe le héros Ulysse en substituant à son fils un autre enfant. C’est cet enfant qui trouvera la mort sous le nom de son fils à elle. Elle n’hésite donc pas à laisser un autre enfant mourir plutôt que de laisser un quelconque mal arriver à son fils.

« J'apprends que pour ravir son enfance au supplice

Andromaque trompa l'ingénieux Ulysse,

Tandis qu'un autre enfant, arraché de ses bras,

Sous le nom de son fils fut conduit au trépas. »

De plus, tout au long de la pièce, le personnage d’Astyanax n’est pas représenté, mais il est présent dans chaque intervention d’Andromaque. La princesse troyenne n’existe que pour son fils. Elle semble imperméable à toutes les peines, les humiliations qu’elle subit, sans jamais se plaindre ou se lamenter sur son sort. Mais dès qu’il s’agit de son fils, de la seule connexion qui lui reste avec son défunt époux, tous les dangers la font craindre, toutes les humiliations lui pèsent et toutes les peines sont bonnes à endurer. Ainsi, lorsqu’elle apprend que les Grecs craignent encore la lignée d’Hector et souhaitent faire périr son descendant, elle se résigne d’abord à le voir mourir et se résout à le suivre le moment venu.

« Sa mort avancera la fin de mes ennuis.

Je prolongeais pour lui ma vie et ma...

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Dissertation à propos de Andromaque