Andromaque

par

La mort et la fatalité

La mort est omniprésente dans la pièce de Racine. En effet, les événements prennent place après la mort d’Hector et la chute de Troie. Et les nombreuses morts de cette guerre continuent de hanter les vivants, comme Andromaque qui reste fidèle à son époux défunt. Le respect qu’elle continue de témoigner à la mémoire de son époux l’empêche d’envisager une union avec Pyrrhus, bien que cette union puisse garantir à son fils de grandir libre. Mais ce n’est pas uniquement Andromaque qui est hantée par la mort ; c’est aussi le cas de Pyrrhus qui doit à la mort la gloire qui est la sienne.

« PYRRHUS : Madame, je sais trop à quels excès de rage

La vengeance d'Hélène emporta mon courage.

Je puis me plaindre à vous du sang que j'ai versé ;

Mais enfin je consens d'oublier le passé. »

Elle est comme les passions l’un des moteurs de la pièce. C’est la mort dont on menace Astyanax qui met en mouvement Andromaque. Elle cherche tous les moyens de sauver son fils, qui n’a pour sa défense « Que les pleurs de sa mère et que son innocence ». La mort est encore la solution qu’elle envisage pour elle-même lorsqu’elle se résigne à voir mourir Astyanax. C’est encore par le meurtre qu’Hermione cherche à se venger de l’indifférence de Pyrrhus. De plus, à la fin de la pièce, c’est dans la mort qu’Hermione va rejoindre Pyrrhus qu’elle a fait assassiner.

La mort renvoie dans le cadre de la mythologie grecque à l’idée de fatalité et de destin. Ainsi, Oreste reproche aux dieux de prendre un plaisir malin à donner forme à sa misère. Il est intéressant de constater qu’il...

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Dissertation à propos de Andromaque