Chante, Luna

par

Lula Wilter, dite Luna

D’origine polonaise, Luna est une jeune adolescente juive de quatorze ans aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Maigre, de taille moyenne et de teint pâle, on pourrait presque la confondre avec une Allemande, elle qui aimerait tant ressembler à une vraie juive aux cheveux bruns et aux yeux noirs à l’instar de sa meilleure amie Célia.

La jeune narratrice est surnommée ‘Luna’ par son père car elle a une voix de lune. « Mon père, lui, savait tout, même cela. Il m'a appelée Luna lorsque j'avais trois ans ». En effet, Luna est passionnée par le chant depuis sa petite enfance. Elle chante nuit et jours et sa voix merveilleuse ne peut qu’adoucir et attendrir les cœurs de ceux qui l’entourent, notamment son père et sa grand-mère. « Je chantais tout le temps, sans cesse, jour et nuit ».

« Personne, vois-tu, ne peut être dérangé par une voix de lune… On peut être caressé, bercé, ébloui, fasciné par la lune… Mais pas dérangé, non… »

Luna vit au sein d’une famille juive à Varsovie qu’elle aime tant. Sa mère Shoshana s’est convertie à la religion juive après s’être mariée. De nature stricte et sèche, elle n’est pas aussi attendrissante que le père et la grand-mère Ewa qui aime la musique et est impressionnée par la jolie voix de sa petite fille. Son frère Jacob, le cadet de la famille a deux ans de moins que Luna avec laquelle il s’entend bien.

Elle apprend à jouer du violon pour faire plaisir à son père dont elle se sent très proche. Tout se passe normalement dans la vie de Luna jusqu’au jour où les nazis envahissent la Ville de Varsovie. Ce revirement brutal va bouleverser le cours de l’évolution du personnage principal qui désormais va goûter aux horreurs de la guerre. Luna représente toutes les juives de son âge qui ont souffert pendant la seconde guerre mondiale. Survivante, elle témoigne de son expérience atroce mais riche de ce qu’elle a pu endurer sous la persécution et la torture. Elle est victime et témoin de la faim, de la maladie et de la mort de ses proches, un à un.

Malgré tout, Luna a survécu, non par chance, mais grâce au chant et à la musique qui lui ont redonné espoir à elle et ses amis. Sa passion pour la musique va la transcender et lui permettre de s’élever au-dessus de l’enfer pour s’évader et atteindre un endroit bien plus agréable à travers ses rêves entraînés par les notes de musique. Celles-ci s’ajoutent au courage de la jeune fille, et à sa participation active à la résistance du ghetto de Varsovie ainsi qu’à l’amour qu’elle va connaître avec un homme du camp adverse, un amour interdit mais vrai et qui lui sauvera la vie à plusieurs reprises.

A la fin du roman, le lecteur prend connaissance du fait que Luna a écrit ce témoignage à sa propre fille pour qu’elle sache « non l’horreur, mais la vie, non le désespoir, mais la force mystérieuse qui nous habite, tous, pourvu que nous vivions et que nous le sachions ».

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