Contes à l'envers

par

Philippe Dumas

Philippe Dumas est un écrivain et illustrateur français né à Cannes en 1940 dans une famille parisienne. Il se forme à l’École des métiers d’art et à l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris. C'est dans les années 1970 qu’il se lance dans la littérature pour la jeunesse. Il officie également comme peintre et décorateur au théâtre. Il se dit inspiré par la gravure anglaise du XVIIIe siècle et parmi les artistes du temps particulièrement par le peintre et graveur William Hogarth (1697-1764). L’auteur a d'ailleurs vécu un certain temps en Angleterre, et son humour, dans ses œuvres, s’en ressent parfois. Ses techniques de prédilection sont l’encre de Chine et l’aquarelle.

 

En 1977 Philippe Dumas publie La Petite Géante, un livre pour les enfants à partir de 5 ans. La « petite géante » du titre est une fillette, vue comme une « géante » par les yeux en plastique de ses deux poupées, fille et garçon, que leur propriétaire a une fâcheuse tendance à tenir la tête à l’envers et à ne pas nourrir de vrais aliments. C'est la nuit que les trois personnages sont vraiment complices, car la fillette rétrécit jusqu'à faire la taille de ses jouets minuit venu. Ils vivent alors des aventures en divers lieux : champs, île, étang, à dos de chien ou en compagnie de lapins, et même du marchand de sable. C'est bien sûr l’auteur qui signe les illustrations. Cette œuvre remporte le prix Bernard Versele, prix belge dont les jurés ont entre 3 et 13 ans.

Vers 1980 Philippe Dumas collabore avec Boris Moissard pour écrire les Contes à l’envers, dans lesquels les deux auteurs s’emparent de cinq classiques de la littérature pour la jeunesse où ils introduisent des réalités contemporaines propres à produire des contrastes cocasses. Ainsi Grimm et Perrault se voient-ils pastichés et leurs personnages mis en scène au milieu de décors et d’accessoires contemporains mais tout en conservant une langue châtiée. La Belle Histoire de Blanche-Neige présente le personnage éponyme comme différente des autres femmes du pays, qui ont toutes un comportement typiquement attribué aux hommes car les rôles y sont inversés. Ici les nains vont déclencher une guerre civile contre la méchante présidente qui va finalement fuir et s’emparer du pouvoir en Uruguay. Dans Le Petit Chaperon bleu marine, la petite héroïne, petite-fille du célèbre Chaperon Rouge, vit à Paris et rencontre le loup, qui finit chroniqueur mondain, au Jardin des Plantes. La fée Mirobola de la troisième histoire attribue au petit Jean-François le don de pleurer des pièces de monnaie, ce qui pousse son oncle à le battre encore plus qu’autrefois, mais celui-ci finit par mourir de trop fumer, donc tout se termine bien. Dans La Belle aux doigts bruyants, Louise ne se pique pas à un rouet met en voulant insérer...

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Dissertation à propos de Contes à l'envers