Contes à l'envers

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Un conte grinçant sur la maltraitance, teinté de prosaïsme

L'originalité du conte réside dans le sujet abordé puisqu’il est question d’enfants maltraités au sein de leur famille, et en l’occurrence de Jean-François qui subit les tortures physiques et psychologiques de son oncle violent. Heureusement, une aide extérieure matérialisée par une gentille fée survient. Une main est donc tendue au misérable, mais ironiquement, le don qui lui est fait se retourne d’abord contre le pauvre enfant, qui est encore plus battu. Il est en outre question de maux prosaïques : la palinodie de la fée vise à préserver la santé de la denture de l’enfant, et le méchant se voit puni par des problèmes respiratoires. Cependant, la tradition du conte est préservée à la fin, puisque celle-ci est heureuse.

Autre élément peu ordinaire, la fée dont le statut a changé. En effet, fini la jolie fée avec ses belles robes et ses apparitions grandioses ; elle est aujourd'hui comme toutes les autres femmes ; seule sa baguette la trahit, unique accessoire qu'elle a conservé. La fée Mirobola sort le soir, elle jure, elle parle de façon assez familière – « mon coco » –, elle s'éloigne donc grandement de l'image que l'on se faisait des fées à l'époque des contes classiques de Charles Perrault et des frères Grimm.

 

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