Contes à l'envers

par

L’homme vain, plus dangereux que le loup

L’auteur illustrent ici deux morales :l’une est implicitement contenue dans le texte, tandis que l’autre estexplicitement donnée. La première évoque les répercussions qu’engendrent lemensonge et la volonté de reproduire des actes du passé, sans se soucier desconséquences, tandis que l’autre incite à se méfier des hommes.

Dans cette histoire, Lorette est une petitefille ambitieuse qui rêve de connaître la même célébrité que sa grand-mère, le fameuxPetit Chaperon rouge. Elle n’hésitera pas, pour parvenir à ses fins, à mettrela vie de sa grand-mère en danger ; elle le dit d’ailleurselle-même : « Le plan qu’elle avait conçu marchait comme sur desroulettes. Évidemment elle était un peu embêtée pour sa grand-mère, qui allaitêtre mangée ; mais quoi ! se disait-elle chemin faisant : on nefait pas d’omelettes sans casser d’œufs. » Cette manière de penser val’amener à se ridiculiser puisque dans sa hâte de ramener le loup en cage, ellene va pas s’apercevoir qu’elle emmène en fait sa mère-grand, ce qui fera d’ellela risée des journaux. L’auteur nous montre donc les dangers de la vanité et dela quête éperdue de reconnaissance.

La deuxième morale met en garde contre lesdangers que peut représenter l’homme en lui-même : « Sous réserve,il va de soi, de prendre garde aux hommes qui pourraient y rôder ; carcertains hommes sont plus dangereux que les loups. » On peut voir làun clin d’œil à la célèbre formule de Hobbes, pour lequel l’homme est un louppour l’homme. Ici, à nouveau, tout est inversé, la légende ne concerne plus leloup, éternel ennemi de l’homme, qui rôde dans les bois, mais celle qui circuleparmi les loups concerne au contraire l’homme, qui effectivement est le plusdangereux prédateur au monde. C’est ainsi à un changement de perspectivequ’invite le conte, humoristiquement.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur L’homme vain, plus dangereux que le loup >