Enfance

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Résumé

Enfance est une œuvre de Léon Tolstoï publiée en1852, alors qu’il a seulement 23 ans. Cette première œuvre, contée à lapremière personne, met en scène l’enfance du narrateur, Nicolas Irteniev, quivient d’avoir dix ans et deux jours. Ce narrateur raconte son enfance alorsqu’il est adulte, mais il essaie de restituer la vision du monde d’un enfant,dans tout ce qu’elle a de naïve, capricieuse et égocentrique.

Nicolegnka, lenarrateur-personnage donc, est un jeune habitant de la campagne de Petrovskoë.Au début du récit, il est réveillé brutalement par son maladroit précepteur,Karl Ivanovitch. À cet instant, Nicolegnka a l’impression d’être persécuté parKarl Ivanovitch, et il éprouve un profond sentiment de haine. L’instantd’après, Karl Ivanovitch le réveille par des chatouilles, et toute cetterancœur disparaît immédiatement. Le narrateur se met à pleurer devant la bontéde Karl Ivanovitch, et invente un cauchemar pour excuser ses larmes. Dans sanaïveté, le narrateur se fait d’autant plus pleurer en inventant un cauchemarqui l’effraie réellement. Le narrateur décrit alors plus longuement KarlIvanovitch, qui se caractérise par sa loyauté et sa solitude.

De nouveauxpersonnages sont introduits. D’abord la mère du narrateur, NathalieNicolaïevna, qualifiée de bonne, affectueuse, jolie et rêveuse ; ensuiteLioubotchka, la sœur du narrateur, qui agace tout le monde en jouantinlassablement du piano.

Enfin, c’est lepersonnage du père qui est introduit : Pierre Alexandrovitch, un homme auvisage impassible, mais dont les doigts trahissent la nervosité. Au moment oùle narrateur rend visite à son père, celui-ci est en train de préparer sondépart pour affaires avec l’intendant, IakovMikhaïlov. Le père annonceensuite au narrateur et à son frère qu’il les emmène avec lui à Moscou. Ilsvivront désormais chez leur grand-mère, tandis que les sœurs resteront à lacampagne. Cette nouvelle terrasse le narrateur, qui se souvient que soncauchemar inventé ressemblait à cela.

Karl Ivanovitch estlui aussi, mais plus discrètement, bouleversé par ce départ. Le cours qu’ildonne aux garçons se passe mal, car le narrateur pleure sans interruption,alors que le précepteur, lui, perd vite patience. Karl Ivanovitch considère ladécision du père comme une manifestation d’ingratitude. Il sera, après tous sesservices rendus, licencié sans autre forme de procès. L’atmosphère devient plussereine, et Karl Ivanovitch fait durer le cours aussi longtemps que possible.Soudain, un inconnu se montre à la fenêtre.

C’est« l’innocent », le pèlerin Gricha, un vieux vagabond adorable. Lamère l’invite à déjeuner. Le père est très mécontent d’avoir un clochard chezlui. À la fin du repas, on décide de partir à la chasse. Les garçons y partent avec leur père. Le pèredéfie le narrateur de ramener un lièvre, mais le narrateur échoue parmaladresse.

Tout le monderentre. Les enfants prennent le goûter, puis essaient de s’occuper en jouant.Le narrateur se montre heurté par le pragmatisme des autres enfants.

Le narrateur décritson « premier amour », ou plus exactement sa fascination pour unepetite fille nommée Katenka, dont la beauté et les manières le frappent.

Puis c’est le soir. Lamère joue du piano. Le père parle affaires avec d’autres hommes. Finalement, ilprend la décision d’emmener Karl Ivanovitch avec les garçons à Moscou.

Les enfants décidentd’épier Gricha, à qui la mère a décidé de prêter une chambre. Les enfantss’attendaient à un spectacle terrifiant ou grotesque : finalement, ils nevoient qu’un homme très pieux qui prie de toutes ses forces. Le narrateur estsubjugué par la puissance de cette foi. Il embrasse le bras de Katenka, qui lerepousse.

Le narrateur évoqueNathalie Savichna, l’exemplaire gouvernante de sa mère, qui a quitté le foyerpour se marier, mais qui revient quelquefois à la maison pour veiller sur cesgens qu’elle adore.

Le départ pourMoscou est un moment de tristesse profonde. Le narrateur étouffe comme il peutses émotions. Il est pressé de monter en voiture, et n’en peut plus de cespréparatifs qui n’en finissent pas. Les parents s’étreignent en signe d’adieu,le narrateur est saisi d’une « si affreuse tristesse » en constatantla détresse de sa mère, dont les lèvres tremblent, et les yeux s’embuent. Parcontre, tous les adieux de la domesticité agacent le narrateur.

Lors d’un courtchapitre, le narrateur fait un discours plus général sur l’enfance présentée commeune période bénie, et il met l’accent sur les vertus de sa mère.

À Moscou, la vie esttrès différente de la vie à la campagne. La description de la vie moscovite estintroduite par une scène de classe, où le travail s’avère plus ardu qu’àl’occasion des cours de Karl Ivanovitch. Le narrateur, ensuite, recopie de lapoésie pour la faire lire à sa grand-mère et l’honorer.

Mais son geste tombemal, il arrive en pleine scène mondaine : la princesse, épouse du princeMikhaïlo, rend visite à la grand-mère du narrateur. Les deux personnagesdiscutent, et sont en désaccord sur la manière dont on doit éduquer lesenfants. Le narrateur se réjouit de ne pas être le fils de la princesse.

C’est au tour duprince Ivan Ivanovitch d’entrer. Alors qu’elle ne se sait pas écoutée par lenarrateur, la grand-mère partage avec le prince ses soupçons envers lepère : à ses yeux, ce déménagement partiel à Moscou serait une stratégiepour pouvoir batifoler en toute quiétude loin de sa femme. Le prince défend uneposition contraire : le père du narrateur est un honnête homme.

Le narrateur, tout àcoup, est heureux car arrivent d’autres enfants, parmi lesquels les Ivine etSonia Valakhina. Ils jouent.

Un autre jour, lagrand-mère donne une grande réception. On assiste à l’arrivée des invités. Leprince Ivan a amené ses musiciens. Le narrateur est moins content de voir lesIvine car il est distrait par une certaine Sonitchka.

La réception sedéploie en trois mouvements : l’avant-mazurka, la mazurka etl’après-mazurka. Le narrateur suit le mouvement général, danse avec de joliesfilles, essaie de s’amuser tant qu’il le peut. Quand il se couche, épuisé, ilréfléchit à ses sentiments très tumultueux.

Bientôt, une lettrevient mettre fin à la parenthèse moscovite. Sa mère est malade, et envoie unelettre pour implorer les hommes de la famille de revenir à la campagne. Lessentiments du narrateur, en pleine période adolescente, sont partagés, car il amaintenant pris goût à la belle vie de Moscou.

Le dernier mouvementdu roman est un hommage du narrateur à sa mère mourante, dont il souligne unefois encore les vertus uniques.

Pour compléter lalecture d’Enfance de Tolstoï, il faudra s’attarder sur les volumes Adolescenceet Jeunesse – ces trois œuvres sont souvent publiées en un volume ;elles forment une unité narrative, thématique et esthétique.

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