L'illusion comique

par

CINQUIÈME ACTE

Quelque temps plus tard, Isabelle soupçonne son nouveau mari de la tromper. Elle va donc, en compagnie de Lise, l’espionner sur le lieu de son possible rendez-vous. Clindor arrive, confond Isabelle avec sa maîtresse et lui déclame son amour quand elle se découvre soudain. S’ensuit alors une scène de dispute amoureuse, où Isabelle reproche à son mari sa condition présente et où Clindor lui assure – en dépit des apparences – son amour toujours hardi. Sur ces faits, sa maîtresse – la princesse Rosine – arrive, il la repousse en l’assurant pourtant de son amour. La situation semble sans issue, jusqu’à ce qu’Éraste, l’écuyer de Florilame, le mari de Rosine, n’arrive et ne tue Clindor. Isabelle, éplorée, est emmenée par le meurtrier à son maître, qui l’aime secrètement.

         Pridamant est effondré. C’est alors qu’Alcandre lui montre la suite de la scène, en relevant un moment son rideau :

« Que vois-je ! Chez les morts compte-t-on de l’argent ? […]

Je voy Clindor, Rosine, ah ! Dieu ! Quelle surprise !

Je voy leur assassin, je voy sa femme et Lise !

Quel charme en un moment estouffe leurs discords

Pour assembler ainsi les vivants et les morts ? »

Alcandre lui révèle alors la supercherie : ce que Pridamant a vu n’était pas la vie de son fils, mais la pièce que celui-ci – devenu comédien – joue chaque soir. D’abord épouvanté par la nouvelle vie de bohème de Clindor, Pridamant se laisse convaincre par le discours d’Alcandre qui loue la grandeur du théâtre. Trop heureux de voir son fils en vie, il regrette toutes ses paroles et décide d’aller le rejoindre dès demain à Paris.

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