Justine ou les Malheurs de la vertu

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Présentation

Justine ou les Malheurs de la vertu existe dans trois versions différentes. La première version fut écrite en deux semaines à la Bastille, sous le titre Les Infortunes de la vertu. La seconde version, rallongée et quelque peu plus effrontée dans son langage et ses détails sur les infortunes de Justine, est publiée de façon anonyme en 1791 et fait scandale. Par besoin d’argent autant que par goût, Sade choisit d’en préparer une troisième version, tellement plus développée que les deux autres qu’elle reçoit le titre de La Nouvelle Justine, suivie de l’histoire de Juliette, roman qui réimagine entièrement le destin final des deux sœurs.

Jugés pornographiques à l’extrême et exposant une morale entièrement inacceptable, ces deux tomes outrageront le premier consul Bonaparte à leur publication en 1801, et il fera immédiatement emprisonner Sade à l’asile de Charenton, dont il ne sortira plus.

On comprendra aisément qu’il faut tenir compte des variations entre ces versions en parlant de Justine. Cependant, les différences entre les deux premières sont bien moins poussées qu’avec La Nouvelle Justine. Surtout, les versions originelles des aventures de Justine sont narrées à la première personne par Justine à sa sœur, alors que La Nouvelle Justine est entièrement à la troisième, ce qui permet à Sade de pousser sa pornographie et sa violence en détaillant tout ce que la pudeur de Justine ne lui permettrait pas de faire.

Par ailleurs, La Nouvelle Justine présente une morale tout à fait différente de celle des ouvrages précédents, Sade n’essayant plus de camoufler ses outrages sous un masque de piété.

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