L'Arrache-cœur

par

Deuxième partie

Les trois enfants ont grandi entre des parents de plus en plus distants : Clémentine refuse de se laisser approcher par son mari. Angel, malheureux, laisse à Jacquemort le soin de s'occuper des enfants. Ce dernier va à sa place chez le maréchal-ferrant, pour ferrer Citroën, le plus éveillé des trois nourrissons, qui commence déjà à marcher. Le chemin est - comme dans la première partie - l'occasion de découvrir les us de la campagne : Jacquemort assiste ainsi à la crucifixion d'un étalon « qui a fauté ». Ne supportant pas la vue de ce supplice cruel, il s'enfuit en courant. Une fois chez le maréchal-ferrant, il est à nouveau le témoin des maltraitances que subissent les jeunes apprentis. La vie s'écoule alors dans cette société immorale : Jacquemort abandonne la psychanalyse de la bonne, avec qui les séances ne se finissent jamais comme il l'entend, et commence à travailler avec un chat. Angel, de son côté, se lance dans la construction d'un bateau sur les conseils du médecin, afin d'apaiser sa frustration sexuelle.

Un premier drame survient, excluant à jamais Angel de la paternité : Clémentine a disparu à l'heure du goûter des enfants. Alors que Jacquemort la cherche, et la trouve en transe, sur une table, prise de convulsions suggestives, Angel s'occupe de nourrir sa progéniture. Une fois revenue, elle accable Angel de reproches. Ce dernier, à bout, la frappe, et les enfants prennent à ce moment le parti de leur mère, plantant un clou dans la jambe de leur père. Angel décide alors de s'exiler à jamais dans le chantier de son bateau et finira par s'embarquer pour le large.

En parallèle à...

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Dissertation à propos de L'Arrache-cœur