L’homme pressé

par

Edwige

Edwige de Boisrosé est une « béké », elle vient d’une famille blanche des Antilles, et elle a toujours vécu de manière totalement opposée à Pierre. En effet, elle était élevée par sa mère, qui a toujours prôné un certain art de vivre de calme, de repos, d’indolence presque. Sa fratrie est décrite ainsi : « Jeunes et superbes, ces trois filles travaillaient et n’avaient pas trop de vingt-quatre heures pour bénir leur mère de les avoir élevées sans soins, sans religion, sans dot et presque sans y penser. Mais si l’une d’elle avait un malaise ou un chagrin, il lui suffisait d’entrer dans la chambre de Mamicha pour retrouver la paix et la santé. Comme une idole miraculeuse, Mamicha recevait tout, ne donnait rien, mais guérissait. »

 

À son contact, Pierre sera amené à se poser des questions, sans jamais trop évoluer : C’est elle alors qui lui en posera, en droite ligne de son éducation plus posée : « A quoi reconnaître qu’on est arrivé si l’on ne s’arrête jamais ? ». Elle lui demande quand est-ce qu’il s’arrêtera, et quand est-ce qu’il sera satisfait, à la vitesse à laquelle il vit et son constant besoin de mouvement. Elle a plus de bon sens que lui, et essaie de se ménager à elle et à lui des moments sensuels, charnels presque, des moments d’intimité pour profiter du temps qu’ils ont. Mais Pierre ne voudra jamais que ces plaisirs, comme tous les autres, ne durent trop longtemps : « Il n’y a pas de raison, disait Pierre, pour qu’un train de plaisir ne soit pas aussi un train express. Son train était toujours plein et il n’avait jamais eu à déplorer de déraillement. »

 

Elle est plus poétique, plus romantique, plus philosophe que Pierre, analysant la vie, et voulant être heureuse dans une relative simplicité. Elle est presque une sage. 

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