L’homme pressé

par

Résumé

Paul Morand est un écrivain et académicien françaisdu XXème siècle particulièrement prolifique : tout au long de sa vie, ilaura écrit pêle-mêle cinq recueils de poésie, neuf recueils de chroniques,plusieurs dizaines de romans et recueils de nouvelles, ainsi que plusieursdizaines d’essais, biographies et récits de voyage. L’Homme pressé, qui fait partie de sa production romanesque, estprobablement son œuvre la plus connue.

 

            PREMIÈREPARTIE – Un train d’enfer

 

            Leroman commence dès lors que le héros, Pierre Niox, surgit dans un restaurant.Brusquement il commande un verre, mais se rend compte une fois le verre obtenuqu’il n’a pas soif. Un certain docteur Zacharie Regencrantz l’observe ets’intéresse à ce mystérieux personnage. Il va à sa rencontre. Une longuediscussion s’amorce. Pierre Niox raconte qu’il est perpétuellement pressé etque le monde autour de lui est trop lent. Le docteur veut en savoir plus sur cecas original et laisse Pierre Niox se dévoiler un peu. Celui-ci explique qu’ilest antiquaire, spécialiste de l’époque mérovingienne, et que c’est son métieravant tout qui le contraint à aller vite. Le docteur veut tout savoir sur Niox,et compte bien en apprendre davantage dans le temps qui le sépare de son départpour New York.

             Niox rentre chez lui ; son concierge luidélivre un message de son associé, Placide : « la maison qui n’étaitpas à vendre est à vendre ». Comme cette maison – appelée le Mas Vieux –se situe dans le Var et que le propriétaire, M. de Boisrosé, risque de changerd’avis, Niox et Placide prennent la route le lendemain matin à la premièreheure. Niox est tellement pressé qu’il faut que Placide remette de l’essencedans la voiture en marche.

            Quandils arrivent, ils apprennent que M. de Boisrosé est moribond. La vente est faiterapidement, à la condition – Niox accepte – que M. de Boisrosé puisse mourirdans la maison, et que Niox verse la somme en liquide à sa maîtresse.

            Immédiatement,les deux associés rentrent à Paris. Sur la route, Placide essaie de comprendrece qui intéresse Niox dans la vie, mais en vain. Ils finissent par avoir unaccident sans gravité.

            Lafamille Boisrosé apprend la mort de monsieur. Ils veulent récupérer l’argent dela maison. Hedwige de Boisrosé, une de ses filles, se met en tête de retrouverPierre Niox.

            Onsuit la petite mécanique matinale de Niox et de son valet Chantepie. Hedwigerend visite à Niox ; une fois qu’elle a présenté son problème, il fuitsans répondre, et promet de la recontacter plus tard.

            Hedwigeretourne auprès de sa famille, à Saint-Germain ; elle a bon espoir.

            Pierre,après un long séjour en Belgique, invite Hedwige et sa sœur Fromentine à dîner.Les sœurs s’amusent de cet excentrique. Finalement, ils ne parlent pas de leursaffaires, mais les deux jeunes femmes invitent Pierre à dîner.

            Placideet Chantepie décident de laisser Pierre seul car ils sont fatigués de soncomportement de plus en plus empressé. Pierre se remet profondément enquestion.

            Pierreva dîner chez les Boisrosé. Une fois encore, les affaires sont remises à plustard. À la fin de la soirée, Pierre demande à Hedwige si elle l’aime. La jeunefemme est indécise.

            PierreNiox va se ressourcer au Mas Vieux. Il s’y plaît beaucoup, jusqu’à ce qu’unvieil homme du coin lui apprenne qu’il ne pourra pas vivre tranquillement danssa propriété : le cloître qu’elle contient est un monument historique, etles gens alentour ne le laisseront pas privatiser le domaine.

            PierreNiox, déçu de son échec auprès d’Hedwige, se rapproche de Fromentine. Commeelle est plus réceptive, il l’engage comme secrétaire.

            Fromentinese révèle être plutôt désagréable. Niox contacte Angélique, la troisième dessœurs Boisrosé, et lui demande conseil : il est lassé de son lien avecFromentine. Angélique lui apprend que l’indécision d’Hedwige ne signifiait pasnon ; elle l’invite à attendre. Niox obtient un nouveau rendez-vous avecHedwige. Il finit par lui promettre de l’attendre. Elle succombe.

 

            DEUXIÈMEPARTIE – Le prix du temps

 

            Pierreet Hedwige se marient, et Placide se réconcilie avec Pierre. Hedwige estheureuse, mais frustrée de ne pas en savoir davantage sur son mari.

            Pierrese résout à coucher avec Hedwige. Il organise une sortie – dîner puis théâtre –et finit par obtenir ce qu’il souhaite. La chose se passe bien.

            Hedwigerend visite à sa famille, à qui elle manque énormément, car Pierre l’accaparetotalement. Elle décide de rester dormir avec sa famille. Pierre croit qu’ellelui en veut, pour une raison inconnue qu’il se met à chercher activement lanuit durant.

            Lelendemain matin, Pierre est rassuré, bien qu’Hedwige rentre en retard. Enl’attendant, il jardine, avec son empressement habituel. Hedwige, à sonarrivée, annonce qu’elle est enceinte. Pierre promet d’être patient.

            Ledocteur Regencrantz écrit une lettre à Pierre. Il passe à Paris quelques jourset souhaite revoir le cas Niox. Pierre l’invite. Le docteur passe son temps àvainement essayer de raisonner Pierre, qui trépigne d’impatience devantl’arrivée de son futur enfant.

            Lesjours passent, l’enfant se forme à son rythme, Pierre n’en peut plusd’attendre. Il essaie d’entrer en contact avec l’enfant, tant que possible. Ilréclame une radiographie, tâche de l’entendre au stéthoscope, demande auxvoyantes de deviner le sexe. À bout de nerfs, Pierre veut faire accoucherHedwige prématurément. Hedwige refuse catégoriquement, elle est furieuse.

            Pierrepart pour l’Amérique. Au bout d’un mois, il s’ennuie déjà. Hedwige vapoursuivre sa grossesse au calme dans sa famille. Lors d’un de ses trajets enavion, Pierre a un malaise. Plus tard, il va voir le docteur Regencrantz et luiexplique ce qui lui est arrivé. Le docteur l’examine et se rend compte qu’ilest très malade du cœur. À la prochaine crise, il mourra.

            Bouleversépar la nouvelle, Pierre reconsidère toute son existence. Dans les dernièrespages du roman, il décide d’aller rendre visite à Hedwige. À travers la porte,il entend son enfant pleurer. Il s’en va sans entrer : « À quoibon… ».

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