L’homme pressé

par

Une critique de la société, une critique intemporelle

À travers ce roman, l’auteur d’une œuvre vaste et très hétéroclite, se fait le porte parole d’une critique à l’encontre de la société de son temps, celle des années 1940, à l’avènement de la grande consommation, des transports qui se développent, des usines qui produisent toujours plus etc… Ce qui est frappant, c’est le côté très actuel que cette critique revêt. En effet, même aujourd’hui, on peut se demander si cela ne peut pas s’appliquer. Et cela s’applique évidemment, aux sociétés qui mènent « un train d’enfer » en ces temps modernes.

 

C’est ainsi une vision et une critique profondément contemporaine des sociétés occidentales : toute cette énergie dépensée, Morand montre que cela ne sert à rien au bout du compte. Il souligne bien la débauche de travail, de mouvement, d’un personnage qui se débat dans son malheur dont il ne prend pas conscience, ayant peur de prendre suffisamment de recul pour s’arrêter quelques instants.

 

La course contre le temps est perdue, quoiqu’il arrive ; la vitesse, la rentabilité, tout cela ne fait que mener les hommes, et son personnage Pierre plus rapidement vers la dernière étape, qui est la mort, qui survient sans que l’on s’y attende lorsque l’on dépasse ses propres limites et que l’on ne ménage pas sa propre santé. L’auteur montre à cet égard que tous nos actes ont des conséquences. Si Pierre a l’impression que l’action perpétuelle est positive et utile, les conséquences négatives sont « le retour du bâton », lorsque son corps le lui fait payer, par un infarctus, lui faisant frôler la mort.

 

Morand dépeint donc une société qui va déjà trop vite, alors qu’elle est en recherche constante de toujours plus, et tout cela se fait au détriment des rapports humains. 

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