La bataille

par

Fayolle

Personnage fictif, c'est « un grand cuirassier à la capote taillée dans la bure d'un moine espagnol ; il porte des éperons à ses espadrilles » ; « Fayolle avait toujours été seul. Portefaix, chiffonnier, tireur de cartes sur le Pont Neuf, à trente-cinq ans il avait beaucoup vécu mais mal. » C'est une brute épaisse, un soudard qui n'aime rien tant que le viol, le pillage et tuer. Il tue accidentellement une jeune paysanne autrichienne qu’il compte violer mais se satisfait tout de même de son cadavre. Il détrousse les morts. Il n'a nulle pitié. Quand il charge, c'est une parfaite machine à tuer. Pourtant, la fureur de la bataille va avoir raison de lui. Au cours d'une charge, encore une, alors que bêtes et hommes sont épuisés, son camarade est tué à ses côtés, son propre cheval est mortellement blessé. Alors, à bout de forces, il se couche sur le champ de bataille et « les bras en croix, il ferma les yeux et s'endormit pour oublier la mort et son boucan. » Il fait nuit lorsqu'il revient à lui. Il erre sur le champ de bataille, croise des hommes et des cadavres, ne sent autour de lui que mort et souffrance. Il finit par retourner à la maison de la paysanne et là, « il appliqua contre sa tempe le pistolet du capitaine Saint-Didier et se fit sauter la cervelle. »

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Dissertation à propos de La bataille