La bataille

par

Henri Beyle

Le lecteur rencontre ici « un gros garçon de vingt-six ans à la peau luisante, avec une bouche fine, presque sans lèvres, des yeux marrons en amande, des cheveux plantés haut qui s'ébouriffaient sur un grand front ». Il est l'ami de Louis-François Lejeune, se croit amoureux de sa logeuse, sans voir qu'elle est une patriote autrichienne. Il est fasciné par la bataille qui se déroule aux portes de Vienne, mais ses nombreuses allergies le rendent malade. De plus, il ne parvient pas à rompre avec Valentina, exubérante actrice à la vertu chancelante. Bref, il a tout du personnage comique, l'opposé du colonel Lejeune. Or, le lecteur de Patrick Rambaud sait que Beyle n'est pas un personnage ordinaire. Dans quelques années, il va devenir un des plus grands écrivains français sous le pseudonyme de Stendhal. Ce jeune homme qui ne voit pas que la femme qu'il pense aimer déteste les Français, qui ne voit pas que le jeune homme qui loge dans la même maison que lui veut tuer Napoléon, qui ne voit pas que cet homme qu'il croise plusieurs fois sans jamais le reconnaître est Schulmeister, l'espion de Napoléon, qui ne voit la bataille qui se déroule aux portes de Vienne que de loin, ce jeune homme donc va devenir un extraordinaire témoin de la nature humaine et des événements.

Inscrivez-vous pour continuer à lire Henri Beyle >

Dissertation à propos de La bataille