La Double Inconstance

par

ACTE II

Scènes 1 à 4                                           

 

En l’absence d’Arlequin qui achève son repas, Silvia confie à Flaminia l’agacement que lui inspirent les courtisans immoraux qui l’incitent à épouser le Prince. La fidélité est, à ses yeux, un « devoir d’honnête fille ». Après avoir refusé les cadeaux qui lui sont offerts, Silvia reconnaît qu’elle n’est pas insensible au charme de l’officier qu’elle rencontre quelquefois dans le Palais. De son côté, Flaminia assure que le Prince préfère la simplicité et le charme naturel de Silvia aux manières affectées des coquettes. Les dames de la Cour raillent, en revanche, « sa beauté rustique », et sont persuadées que l’amour du souverain ne sera qu’un caprice éphémère. Piquée par ces propos, Silvia regrette que son amour pour Arlequin ne l’empêche de faire « mentir ces babillardes-là ».

Survient alors (scène 2) l’officier dont parlait la jeune fille, accompagné de Lisette qui joue le rôle d’une dame de la Cour. Cette dernière se moque de la naïveté et des manières campagnardes de Silvia. L’officier – qui n’est autre que le Prince déguisé – intervient pour prendre sa défense. Lisette se retire d’un air dédaigneux. Par respect pour Arlequin, Silvia repousse les galanteries de l’officier, sans jamais cesser d’apprécier sa courtoisie. Celui-ci fait l’aveu des sentiments qu’il éprouve et jure de venger Silvia de l’affront qu’elle a subi.

Après son départ (scène 4), Flaminia invite Silvia à essayer un habit qu’on lui a fait. La jeune fille hésite, puis accepte, séduite par la beauté de l’étoffe.

 

Scènes 5 à 8

 

Arlequin, sorti de table de bonne humeur, s’amuse du comportement ridicule des courtisans. Flaminia, ravie de le voir aussi gai, prend sa défense lorsque Trivelin lui reproche de trop songer à Silvia. L’officier du palais s’en offusque, menaçant de la dénoncer au Prince. Arlequin se fâche pour défendre son amie et chasse l’importun.

Dans la scène 6, le villageois s’inquiète des menaces proférées par Trivelin. Il affirme qu’il aimerait garder à ses côtés celle qu’il aime et sa nouvelle amie. Flaminia exprime alors, à mots couverts, les tendres sentiments que lui inspire celui qui est aussi aimable et joli garçon que son amant perdu. Trop troublée pour rester plus longtemps avec lui, elle sort, laissant Arlequin profondément attendri.

Trivelin intervient (scène 7) en compagnie d’un seigneur qui prie Arlequin de bien vouloir intercéder en sa faveur auprès du Prince. Heureux de se sentir ainsi placé sous la protection du souverain, le villageois consent à intervenir, non sans railler les mœurs étranges de la Cour. Il s’insurge également contre le mariage que le seigneur projette d’organiser entre un de ses petits-cousins et Flaminia.

 

Scènes 9 à 12

 

         Au cours de la scène 9, Silvia et Arlequin se retrouvent pour la deuxième fois. L’un et l’autre se disent satisfaits du sort qui leur est fait dans le palais, évoquant sans gêne le bonheur d’avoir noué une nouvelle amitié. L’officier amoureux de Silvia et Flaminia leur permettront désormais d’être « partie carrée ».

         Dans la scène suivante, Lisette, blâmée pour avoir offensé Silvia, vient « faire une réparation ». La petite villageoise se venge en raillant la coquette, puis elle lui pardonne. Lisette, qui se dit éprise du Prince, justifie sa méchanceté passée par la jalousie, ce qui pique une nouvelle fois l’amour-propre de son interlocutrice. Silvia entend alors prouver à sa rivale qu’elle aussi ne manque pas de charmes. Toutes deux tenteront de séduire le Prince !

Silvia fait part de son embarras à Flaminia (scène 11). Elle regrette d’être engagée auprès d’Arlequin et de ne pouvoir librement relever le défi qui lui est lancé. Elle avoue aussi douter du bien-fondé de son choix tant Arlequin se montre parfois « négligent ». Elle ne l’aime que parce « qu’il le faut » tandis que l’officier l’attire. Flaminia se propose alors de la débarrasser d’Arlequin. Silvia ne sait où elle en est.

L’arrivée de l’officier (scène 12) ne fait qu’accroître son trouble. Silvia ne peut se résoudre à rendre malheureux un homme si tendre, mais ne sait que faire d’Arlequin et du Prince qui la courtisent. Dans sa confusion, Silvia en vient à regretter que l’officier ne soit pas précisément le Prince : il aurait ainsi le pouvoir de lui imposer son choix.

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