La nuit des temps

par

De l’union des nations à la destruction de la station polaire

La découverte de l’œuf d’or dans lequel ontété protégés Eléa et son compagnon va susciter un enthousiasme mondial et unesolidarité des nations. Les savants de différentes nationalités présents dansla station polaire et chargés de réanimer Eléa et son compagnon vont même prêterun serment, jurant de lutter contre la bêtise et la guerre.

Cette solidarité se traduira au niveau desnations par l’envoi de navires destinés à approvisionner l’équipe scientifiquemais également à la protéger contre toute tentative d’agression. Cette uniondes nations est inédite car l’histoire se situe en pleine guerre froide.

Lorsqu’Eléa fait savoir que son compagnonn’est autre que Coban, le plus grand scientifique de son époque, celui qui arésolu l’équation de Zoran, l’enthousiasme se mue en ferveur. L’humanitéentière pourrait bénéficier de son savoir : « un homme endormi allaitêtre réveillé qui expliquerait l’équation de Zoran et permettrait de puiser ausein de l’énergie universelle de quoi vêtir ceux qui étaient nus et nourrirceux qui avaient faim. »

Au fil de la lecture, d’autres enjeuxpolitiques se nouent autour de cette trame idéale : « Chaque chefd’escadre avait pour instruction de ne laisser, à aucun prix, ce Coban partirchez le voisin. » Cette convoitise va faire voler en éclats toute lasolidarité que la découverte avait suscitée. On sent que chacune des puissancespréférerait détenir seule Coban et ses connaissances. Par ailleurs, la maîtrisede l’énergie universelle ferait disparaître de grands empires industrielspuisqu’il n’y aurait plus besoin d’eux ; ils se sentent donc menacés.

Toutes ces convoitises vont entraîner ladestruction de la station polaire par un traître. Ce dernier, qui était chargéd’enregistrer les textes gondas, va les détruire et poser des mines dans labase pour la détruire. Par sa faute, tous les textes gondas seront perdus carses complices qui détenaient les copies des textes mourront dans l’explosion.Lui-même se suicidera et l’on ne saura jamais pour qui il avait agi.

Barjavel bâtit donc son œuvre sur un immenseespoir – technique, humain, impliquant une coopération internationale – déçu,et la clôt sur une tragédie, une nouvelle apocalypse, cette tragédie étantcomplexifiée par un écheveau de relations amoureuses.

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