La reine Margot

par

Charles IX

Roi de France, Charles n’assume que peu ses responsabilités. Inconstant au plus haut point, il suit souvent la voix de celui qui parle le plus fort, ou le dernier à qui il a parlé ; en général il est heureux de laisser la besogne du règne à sa mère alors que lui-même part à la chasse. Il choisit souvent de ne pas voir, et agit de façon très impulsive. Il peut paraître faible d’esprit, par exemple lorsqu’il complaît à De Guise et permet le massacre de la Saint-Barthélemy du moment que rien ne se passe au Louvre. Surtout, on ne peut lui faire confiance : il autorise volontiers le meurtre de Coligny, qu’il traita pourtant d’ami et de père. Malgré toutes ses protestations d’amitié pour Henry de Navarre, ce dernier ne peut donc jamais se considérer en sécurité. Catherine est elle aussi consciente de ce fait, et en jouera. Pourtant Charles se lassera d’être sous sa tutelle, et à la fin de sa vie se dressera contre elle. On peut considérer l’ordre qu’il donne à Nancey, le chef des gardes, de ne répondre qu’à lui plutôt qu’à la reine-mère, comme un quasi-coup d’État – même si ceci ne lui fera pas grand bien.

Il semble cependant que son amitié pour Henry de Navarre soit sincère. Il lui sauve la vie, mais c’est en partie un juste retour des choses. De plus il fera partager à Henry sa seule consolation dans ce monde, l’existence de Marie Touchet et de son fils. On entrevoit en ce moment un Charles bien différent de l’homme de la cour, et il devient évident que l’état de roi lui pèse. Pour s’en échapper, il chasse ; ce n’est qu’une fois...

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Dissertation à propos de La reine Margot