La reine Margot

par

François d’Alençon

Le Duc d’Alençon est sans doute le personnage le plus déplaisant du roman. Sa mère Catherine de Médicis est certes un monstre, mais un monstre franc et ayant de la suite dans ses idées ; François n’est qu’un humain mesquin : envieux, fielleux, sournois et faible. Désirant une couronne, n’importe laquelle, de préférence celle de France – mais la Navarre ou la Pologne lui conviendraient tout autant –, il ira jusqu’à essayer de tuer son frère au cours d’une chasse, espérant prendre le trône en l’absence du véritable héritier, son frère le roi de Pologne. Il complote sans cesse mais il complote mal ; il n’en a pas le talent comme l’a sa mère ou même sa sœur, et surtout Henry de Navarre. Il ne sait pas se faire suivre loyalement, car il n’est pas lui-même loyal. Coconnas se fera peu prier pour le dénoncer à son tour.

Il est cependant un personnage essentiel, car ce sont ses actions qui mèneront au dénouement et qui mettent le plus Henry de Navarre en danger. Sans ses conspirations, Navarre n’aurait pas à jouer triple-jeu plutôt que double. En même temps, il sécurise la position d’Henry, lui permettant de conspirer sous le couvert d’un autre. En servant malgré lui de masque à Henry, d’Alençon donne à ce dernier le loisir de préparer sa fuite en pouvant à tout moment trahir le duc. D’Alençon s’embourbe dans ses propres histoires et il s’avère chanceux de ne pas se retrouver mort d’un poignard dans le dos ou exécuté.

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Dissertation à propos de La reine Margot