La reine Margot

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La royauté, thème-clé

À l’époque où Dumas écrit son roman, Louis-Philippe est sur le trône : c’est le triomphe de la bourgeoisie, mais la disparition de son fils aîné, le duc d’Orléans, personnalité libérale et héritier du trône, met un terme aux espoirs des progressistes. Depuis la Restauration qui a ramené les Bourbons au trône après l’aventure révolutionnaire et napoléonienne, le peuple n’est guère impressionné par ceux qui assurent la direction du pays. Tout cela se soldera par une nouvelle révolution, qui donnera la couronne à Louis-Philippe, promettant une monarchie constitutionnelle, et par une autre, en 1848, qui balayera une fois pour toutes la royauté de la France.

L’insuffisance de tous ces rois rappelle aux observateurs les gloires de leurs ancêtres, à l’aune desquels on les mesure, et surtout le personnage d’Henry IV. Considéré comme un modèle, on se souvient de lui comme d’un roi franc qui pouvait parler à ses moindres sujets, qui a apporté la paix et la prospérité, dont les galanteries agrémentent agréablement la légende. C’est le roi de la poule au pot chaque dimanche, celui qui reçoit les ambassadeurs tout en jouant à cheval avec ses enfants, le roi courageux qui mène lui-même ses troupes en leur disant de suivre son panache blanc. Comparés à cette image idéalisée, les grabataires et réactionnaires qui ont succédé à Napoléon ne peuvent que faire piètre figure.

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Dissertation à propos de La reine Margot