Le Monde comme Volonté et comme Représentation

par

Livre II : Ontologie

Dansce livre, Schopenhauer étudie la représentation du monde et la manière derendre plus objective la volonté de chacun, jusque-là subjective. L’auteurdécrit deux éléments comme faisant partie de l’essence de la volonté :l’électricité et la gravité. L’individu voit sa connaissance soumise à savolonté, étant donné que la connaissance dépend de cette volonté et répond àses exigences. En effet, la connaissance découle en partie de l’expérience, etl’expérience est le fruit de la volonté de vivre des expériences, ainsil’expérience obéit à la volonté. Le monde, dans son fonctionnement, dans sesfondements, est lié à la volonté, de le faire de telle ou telle manière. Ainsiil faut s’absoudre de la représentation que l’on nous en donne, pour en dégagerune compréhension véritable et pure, une fois que l’on se défait de tout ce quiest subjectif et que l’on essaie de nous inculquer. Cette vision est égalementfaussée, pervertie par la représentation de chacun, car subjective et propre àtout individu, ce qui empêche l’homme de penser de façon objective et neutre.« L’univers entier n’est objet qu’à l’égard d’un sujet, perception que parrapport à un esprit percevant, en un mot, il est pure représentation ». Lasolution, c’est de sortir du Moi, car « tout ce qui existe dans le mondeexiste pour l’esprit », et n’est qu’une appréciation personnelle de laréalité.

Schopenhauerévoque ensuite les désirs inassouvis, qu’il présente comme une source dedouleur intense. Cette douleur, liée à la déception, se révèle continue.L’humain est toujours dans un état de douleur, sans en prendre conscience. Il yoppose le plaisir, qui selon lui ne constitue que la période, temporaire,pendant laquelle la douleur est supprimée, supplantée par une expérienceagréable. Quand cesse le plaisir, la douleur reprend ses droits. Ainsi, l’hommene ressentirait le plaisir que de manière relative, son ressenti dépendant del’intensité de la douleur.

L’auteur estime que la grande majorité desdésirs de l’homme restent à jamais inassouvis, ce qui renforce cet état dedouleur. De plus, dans les cas où le désir rencontre la satisfaction,Schopenhauer affirme que le désir satisfait appelle à d’autres désirs, qui pourla plupart ne seront jamais satisfaits, laissant l’homme dans un état defrustration continu. Le désir satisfait se voit supplanté par de nouveauxdésirs, et ainsi de suite. Cela crée un cercle sans fin.

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