Le Monde comme Volonté et comme Représentation

par

Livre III : Esthétique.

Dansce livre, l’auteur montre que l’art est une forme de représentation qui sedéfait de toute considération rationnelle, pour voir le monde à travers unidéal de beauté, et avec l’esprit. Les travaux sont repris de Platon, et de sesthèses sur l’objet de l’art. La théorie esthétique de Schopenhauer est fondéeentre autres sur le génie, qui, loin d’être le privilège de certaines personnes« supérieures », serait ancré en chacun de nous. Ainsi, chaque individupossède une part de génie propre, à des niveaux et dans des domainesdifférents. Le génie relève notamment de la capacité d’une personne àressentir, à vivre une expérience esthétique, en étant confronté à l’art, à unobjet ou à la beauté, quelle qu’en soit la source.

Sedistanciant du principe de raison, Schopenhauer définit l’expérience esthétiquecomme étant la perception par un individu d’un objet, d’une chose, qu’il ne vapas analyser, percevoir comme étant un objet utile, ayant une définition et unbut précis, mais comme un objet dans la définition platonicienne qu’il donne àce dernier, issue de la théorie des formes. L’expérience constitue donc pour lapersonne en l’appréhension de cet objet non en tant que moyen, mais en tant quefin en soi, sans en connaître la définition technique. Selon l’auteur, c’estcette expérience qui, ne durant pas longtemps, permet à l’individu de sortir ducercle infini du désir inassouvi. À ce moment précis, il devient le « pursujet de la volonté-moins le savoir », la volonté affirmée par son être,avec l’expérience en moins, car il n’a aucune expérience de l’objet qu’il aface à lui, il est dénué du savoir, de la connaissance de l’objet : l’individun’a qu’un simple ressenti, sans la compréhension.

Aprèsavoir indiqué que chacun a sa part de génie, l’auteur distingue les artistes,qui ont une part de génie supérieure, par le fait qu’ils savent communiquer,transmettre leurs expériences esthétiques à leurs semblables, par le biais del’art – et donc des œuvres d’art, surtout en peinture et en musique –, qui estselon lui une retranscription directe de la volonté. Prenant l’exemple de lapeinture, l’auteur affirme que la nature morte hollandaise constitue la meilleuredes formes de peinture, consistant à faire la lumière sur la beauté deséléments du quotidien de celui qui l’observe, qui y reconnaît sonenvironnement, son décor habituel, le mobilier familier, mais d’une manièreplus belle, plus forte. Schopenhauer fustige à cet égard les peintures defemmes nues : selon lui, il s’agit d’un détournement de l’art, et cela créechez le spectateur un désir physique, ce qui le ramène dans le cycle des désirsinassouvis et crée en lui une frustration. Si l’auteur ne rejette pas lanécessité du désir, il exige que chacun s’en détache, afin de l’analyser demanière objective, de manière à ne pas souffrir lorsqu’il n’est pas satisfait. 

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