Le Pianiste

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Résumé

Le Pianiste est un roman autobiographique écrit par Wladyslaw Szpilman. Rédigé en polonais, sa version initiale a été écrite dès 1945 et publiée en Pologne en 1946. Cependant, les autorités de l'époque – on est alors dans l'ère stalinienne – voient d'un mauvais œil certains aspects du livre, notamment qu'un Allemand ait pu se conduire de façon noble, et que la participation de milices lituaniennes et ukrainiennes soient clairement évoquées dans le livre. Le roman est donc mis sous le boisseau pendant cinquante ans, jusqu'à sa réédition en 1998 .

Wladyslaw Szpilman (1911-2000) est un compositeur et pianiste virtuose polonais qui, en 1939, habite Varsovie. Il est un instrumentiste connu dans l'Europe entière, et joue régulièrement à la Radio nationale. Il habite avec sa famille : son père et sa mère, musiciens également, ses sœurs Halina et Regina et son frère Henryk. La vie est paisible, jusqu'à l'attaque allemande de septembre 1939, qui voit l'effondrement rapide du pays et la chute de Varsovie, après des bombardements meurtriers. Wladyslaw Szpilman et sa famille sont juifs, et ils souffrent bientôt des mesures répressives dont les Juifs sont victimes du fait des autorités d'occupation. La gêne s'installe, la famine menace. Wladyslaw Szpilman reprend ses activités de concertiste pour subsister et aider sa famille à survivre. Au bout de quelques semaines, les Allemands décrètent que les Juifs de Varsovie doivent se rassembler dans des quartiers bien délimités de la capitale polonaise et auront interdiction formelle d'en sortir : ce sera le ghetto de Varsovie. Les vexations s'ajoutent aux nouvelles mesures répressives, la surpopulation est terrible, les conditions de vie des Juifs du ghetto se dégradent de façon dramatique. Les mois passent, jusqu'à ce 19 juillet 1942 où Wladyslaw Szpilman donne un concert au ghetto, sans savoir que ce sera le dernier.

Le 16 août 1942, la famille est raflée par les Allemands. Ils doivent faire partie de ce programme de « réinstallation » dont on parle tant au ghetto, mais qui n'est en fait qu'une déportation pure et simple vers le camp d'extermination de Treblinka. La famille est emmenée vers le lieu de rassemblement, avec des centaines d'autres Juifs. Ils attendent, en plein soleil, sans eau ni nourriture, d'être embarqués dans des wagons. Affamés, Ils partagent un caramel entre eux tous : c'est le dernier repas qu'ils prennent tous ensemble. Vient le moment du rassemblement des « relocalisés », poussés brutalement vers les wagons. La famille Szpilman va embarquer quand une main attrape Wladyslaw Szpilman au collet et le tire à l'extérieur du cordon formé par les gardes SS. Il est sauvé, mais il voit sa famille embarquer dans un wagon. Il ne les reverra jamais ; ils seront tous exterminés à Treblinka.

Commence pour Wladyslaw Szpilman une vie pleine d'incertitudes. Finis les concerts, le voici ouvrier du bâtiment. Il craint pour ses mains sur le chantier car si elles sont abîmées, c'en est fini de sa carrière de concertiste. Son quotidien est fait de coups reçus, d'insultes, et de repas insuffisants. Cependant, il aide à faire entrer des armes dans le ghetto, afin de préparer le soulèvement contre les nazis. Le 13 février 1943, il s'échappe du chantier où il travaillait et peut enfin fuir le ghetto. Il va de refuge en refuge, aidé par des amis qui mettent à sa disposition de petits logements inoccupés. C'est à ce moment qu'éclate la révolte dans le ghetto de Varsovie. Il va de logement en logement, échappant de peu aux nazis toujours à la recherche de Juifs. Il est prêt à se tuer plutôt que de tomber vivant aux mains des Allemands et il est tout près de passer à l'acte à un moment donné. Il manque mourir de faim quand une personne chargée de le ravitailler l'oublie délibérément. Il doit fuir son refuge, se réfugie dans un autre appartement, souffre d'une inflammation de la vésicule biliaire dont il manque de mourir. Quand arrive 1944, le ghetto est complètement détruit, et c'est au tour de Varsovie tout entière de se soulever, le 1er août 1944. Maintenant, Wladyslaw Szpilman est livré à lui-même, fuit les combats, manque de brûler vif dans un immeuble en flammes.

Le temps passe, les combats se rapprochent de son immeuble qui est pris pour cible par un char. Des soldats allemands mettent le feu au bâtiment. Il se cache dans des abris de fortune, souffre cruellement de la faim ; les environs sont jonchés de cadavres couverts de mouches. Il vit dans une solitude absolue, fuit le monde, boit de l'eau croupie, mange des croûtes de pain abandonnées. Le 14 octobre, il voit passer des gens entre deux rangs de SS : ce sont des insurgés prisonniers. La révolte a échoué. Un jour, il est surpris par un officier allemand. Wladyslaw Szpilman lui déclare qu'il est musicien, et l'officier lui demande de jouer quelque chose au piano. L'artiste s'exécute, et à sa stupéfaction, l'officier lui donne son manteau, lui indique une cachette sûre et lui apporte de la nourriture. Wladyslaw Szpilman donne son nom à l'officier, mais il ne demande pas le nom de son sauveur, afin de ne pas courir le risque de le dénoncer sous la torture. L'officier le nourrit ainsi jusqu'au départ de son unité au début de décembre. Le 15 janvier 1945, les troupes soviétiques libèrent Varsovie. Wladyslaw Szpilman est sauvé. Quelque temps après la fin de la guerre, un ami violoniste lui apprend qu'il a été interpelé par un prisonnier de guerre allemand qui lui a demandé s'il connaissait un confrère musicien, Wladyslaw Szpilman. Le pianiste se rend au camp, mais il est trop tard : les prisonniers ne sont plus là. Wladyslaw Szpilman remue ciel et terre pour retrouver l'homme qui lui a sauvé la vie. Au bout de cinq ans, il apprend son nom : Wilm Hosenfeld. Wladyslaw Szpilman ne parviendra pas à sauver le courageux officier, qui meurt dans un camp de prisonnier soviétique en 1952, suite aux mauvais traitements reçus.

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