Le Pianiste

par

Wilm Hosenfeld

Wilm Hosenfeld : « Un officier allemand était adossé au comptoir de la cuisine, les bras croisés sur la poitrine. Il était grand, avec beaucoup de prestance. », tel apparaît aux yeux de Wladyslaw Szpilman – et du lecteur – cet homme qui sauve le narrateur et réhabilite le genre humain en ces temps barbares. Wilm Hosenfeld n'est pas un militaire de carrière, ce n'est pas un SS. C'est un enseignant, il a combattu pendant la Première Guerre mondiale et a près de cinquante ans. Mobilisé à nouveau, il tient un journal dans lequel il exprime son dégoût, puis sa honte devant les agissement de l'armée de son pays et la politique menée par le gouvernement nazi : « même dans les caves de la police secrète de Russie on n'a pas conçu de technique d'extermination plus vertigineuse. […] Ces otages polonais torturés, ces prisonniers de guerre sommairement fusillés, cette dégradation systématique des êtres humains... rien de tout cela n'était, n'est justifiable. » Il est allemand mais « honteux de l'être, après ce qui s'est passé. » Alors il fait son possible pour venir en aide à celles et ceux qui croisent son chemin, et sauve des gens, y compris des Juifs. Quand il surprend Wladyslaw Szpilman dans les ruines, il ne se met pas à hurler des ordres mais lui parle poliment : « Voulez-vous bien venir avec moi ? ». Puis il lui donne son manteau, lui trouve une cachette sûre, lui apporte du ravitaillement, lui sauve la vie. Une relation se noue entre les deux hommes. Wladyslaw Szpilman ne lui demande pas son nom mais lui donne le sien. Puis, au début du mois de décembre 1944, l'unité de Wilm Hosenfeld quitte Varsovie. Quand la guerre a pris fin, un ami violoniste de Wladyslaw Szpilman lui apprend qu'un officier allemand prisonnier de guerre l'a...

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Dissertation à propos de Le Pianiste