Le Pianiste

par

Le père

Le père : le doux patriarche de la tribu des Szpilman est un artiste, un musicien. Homme simple et bon, il ne prend pas part aux événements terribles que vit la Pologne au début de la guerre, mais trouve un réconfort dans la pratique de son art : le violon. Il s'adapte aux situations, quitte à utiliser une bonne dose d'ironie pour supporter les humiliations infligées par les Nazis. Ainsi, quand les Juifs se voient contraints de saluer tout soldat allemand qu'ils croisent, il « fait des courbettes » tellement exagérées que les brutaux soldats lui rendent son salut : « il multipliait les courbettes devant les Allemands avec une expression ironique qu'on ne pourrait décrire, au comble de la joie quand l'un des soldats, abusé par son expression amène, le saluait poliment en retour et le gratifiait d'un sourire amical. […] Il les trouvait irrésistibles d'urbanité, nous confiait-il. » Il donne des cours particuliers de musique afin de survivre pendant les deux années qui ont précédé sa déportation vers le camp de Treblinka. Le 16 août 1942, le père de Wladyslaw Szpilman est déporté au camp d'extermination de Treblinka. La dernière vision que Wladyslaw a de son père est déchirante : « Ses lèvres tremblantes ont formé un sourire navré, il a levé une main et m'a fait un signe d'adieu, comme si j'étais revenu dans le fleuve de la vie et qu'il prenait congé de moi de l'autre côté de la tombe. Il a tourné les talons. » Il n'est pas revenu de déportation.

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Dissertation à propos de Le Pianiste