Le Pianiste

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Wladyslaw Szpilman

Né le 5 décembre 1911 dans la ville de Sosnowiec en Pologne, Wladyslaw Szpilman est un compositeur, pianiste et auteur d’origine polonaise.

Il reçoit une éducation musicale à l’Académie Chopin de Varsovie où il prend des cours de piano avec Joseph Smidowicz et Alexander Michalowski, tous deux élèves du père de la technique pianiste moderne et du récital, Franz Liszt. Comme la plupart des Polonais le faisaient, Szpilman fait son départ, suite à une invitation, à la prestigieuse Académie des Arts de Berlin, en Allemagne, où il étudie avec Leonid Kreutzer. Après qu’Adolf Hitler eut pris le pouvoir en 1933, Szpilman retourne à Varsovie où il passe rapidement à la célébrité. Désormais célèbre pianiste et compositeur de musique à la fois classique et populaire, il compose de nombreux morceaux et des trames sonores lors d’une tournée en Pologne qu’il fit aux côtés de Bronislaw Gimpel.

Le 1er avril 1935, il gagne les rangs de la Radio Polonaise, où il travaille comme pianiste, jouant de la musique classique et du jazz, mais l’invasion allemande de la Pologne a atteint Varsovie, le chassant de son poste. Les occupants nazis créent le Gouvernement général de Pologne et des ghettos dans plusieurs villes polonaises. La plupart des Polonais doivent quitter leurs maisons pour ces ghettos. D’origine juive, Wladyslaw Szpilman et sa famille, comme le reste des Juifs vivant en Varsovie, furent forcés de se déplacer dans un quartier juif, le ghetto de Varsovie, le 31 octobre 1940. Une fois que tous les Juifs y furent confinés, un mur fut construit pour le séparer du reste de la ville.

Le pianiste, grâce au peu qu’il rapporte des restaurants du ghetto, parvient à nourrir les cinq autres membres de sa famille (son père, sa mère, ses deux sœurs et son frère). Deux ans plus tard, après que le typhus se propage, tout le monde, avec sa famille, est déporté à Treblinka, un camp d’extermination de la Pologne sous occupation allemande. Il est choisi parmi les membres de sa famille par un membre de la police juive afin de travailler sur un autre camp et embarqué sur un train ; c’est la dernière fois qu’il voit sa famille. Il en sera le seul survivant.

Après avoir été aidé à se cacher puis à s’échapper par Wilm Hosenfeld, qui mourut en 1952 dans un camp de prisonniers, Szpilman put retrouver la liberté. Une fois la guerre finie, Szpilman retrouve son travail à la radio nationale en 1945 comme directeur du département de musique. Il occupe ce poste pendant dix-huit ans.

Wladyslaw Szpilman fut le créateur de plusieurs compositions durant la période qu’il passa à la radio ; il composa plus de 500 chansons et plusieurs œuvres symphoniques, des morceaux de musique de films et des pièces radiophoniques. Dans les années 1950, il écrivit des chansons qui lui valurent le prix de l’Union des Compositeurs Polonais en 1955. En même temps, il donnait des concerts comme soliste et se produisit avec des violonistes tels que son ami Bronislaw Gimpel, Roman Totenberg et Tadeusz Wronski.

En 1998, Le pianiste, son œuvre autobiographique, est publiée, faisant émerger les souvenirs de Varsovie durant les années de guerre et de camps d’extermination. Rapidement, des éditeurs des quatre coins du monde se précipitent pour publier ce document unique, important témoignage de la Shoah. Le titre original de ce livre paru en 1946 et racontant l’histoire de sa famille et de la guerre à Varsovie était La mort d’une ville.

Wladyslaw Szpilman meurt à Varsovie le 6 juillet 2000 à l’âge de 88 ans. Il est enterré au cimetière militaire de Powazki. Des cérémonies ont été célébrées en présence du président de la Pologne lors du centenaire de sa naissance.

Le 4 décembre 2011, une plaque commémorative, en polonais et en anglais, est dévoilée en son honneur au 223, avenue  Niepodległości à Varsovie, en présence de sa femme Halina, de fils unique Andrzej et de Jorinde, la fille de Wil Hosenfeld.

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