Le Pianiste

par

Henryk

Henryk : Le frère de Wladyslaw Szpilman est lui aussi un intellectuel, angliciste. Afin d'aider la famille à survivre après la chute de Varsovie, il commence par donner des cours d'anglais. Il refuse d'avoir affaire en quelque domaine que ce soit à la police juive du ghetto, et préfère survivre en vendant ce qui lui est cher : ses livres : « Puisque c'était le seul rapport avec la chose imprimée qui lui était encore permis, lui, un intellectuel, eh bien il s'en contenterait. Et il n'irait pas plus loin dans la déchéance. » Les relations entre les deux frères ne sont pas toujours harmonieuses : « Il ne sortait de sa morosité que pour me chercher querelle », pour les prétextes les plus futiles. Wladyslaw Szpilman a 28 ans à ce moment, et ce qu'il décrit ressemble davantage à des querelles entre adolescents qu'à des échanges entre adultes. Sa sœur Halina et Henryk auraient pu échapper à la déportation, mais ils ont choisi de rester avec leur famille jusqu'au bout. Il ne reviendra pas de Treblinka. Wladyslaw Szpilman lui offre cette épitaphe : « Maintenant qu'il a disparu depuis si longtemps, je sais que nous nous aimions à notre manière […] et que le don que nous avions de nous irriter réciproquement s'expliquait sans doute par le fait que nous étions au fond très ressemblants, sur le plan du caractère. »

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Dissertation à propos de Le Pianiste