Le sanglot de la terre

par

Le Cosmos

La présence de la mort, la vision scientifique de la terre comme un atome où se joue une farce éphémère’(Farce éphémère), l’homme comme un point inutilement misérable entre deux infinités, la demande que l’Espace donne un signe de vie – ceux-là sont les thèmes majeurs du Sanglot de la terre.

Dans ce recueil de Laforgue, le ciel est omniprésent. Le jeune poète respecte les données de la science contemporaine. Il exprime avec éloquence une réaction désespérée au monde, à l’univers des astronomes. Il se montre sensible au vertige que provoque l’imagination de ‘ces espaces infinis’ (Apothéose), il s’emploie à se perdre en ces lieux désormais sans limites, en essayant de survivre, meurtri, désabusé, dans l’expression d’un spleen cosmique. Les ciels, ces ‘champs de la mort’ constituent de l’espace donné au développement de l’âme du jeune poète, qui a une passion pour l’infini. Le ciel devient un fantastique Luna-Park, dans lequel Laforgue aspire à casser de stellaires assiettes. Il veut se casser lui-même, se briser, ‘briser l’écorce où son cerveau se fige’, pour devenir un seul être, pour s’unir à la Vie Universelle, de devenir Dieu. Il écrit dans Apothéose : Dans l'ordre universel, frêle, unique merveille. 
Il en est le miroir d'un jour et le connaît, 
Il y rêve longtemps, puis en fait un sonnet.’

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Dissertation à propos de Le sanglot de la terre