Lélia

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Résumé

George Sand de son vrai patronyme Amandine Aurore Lucile Dupin, elle est née le 1er juillet 1804 à Paris et elle est morte dans son domaine, le domaine de George Sand qui se situe à Nohant, en France  le 8 juin 1876.

Lélia est une œuvre de la romancière et plus globalement femme de lettres et de culture française George Sand, dont le pseudonyme masculin est un pied de nez aux hommes, pour mettre en marche ce que certains ont appelé très tôt le féminisme. Le roman sera publié en 1833 mais il sera ensuite remanié pour sortir dans une nouvelle version en 1839. Ces deux versions sont très différentes car le roman est largement inspiré de la vie et de l'expérience de l'auteur, tout comme les personnages, fruits des rencontres de Sand. Les évènements qui ont survenu entre ces deux dates était ainsi nombreux et ont ainsi modifié l'expérience globale de George Sand, ce qui se ressent dans la seconde mouture. Ce roman constitue aussi la suite de Indiana et Valentine.

L'héroïne est une femme d'action largement inspirée de la romancière. Cette femme, bien qu'aimant agir reste passablement prise par la volonté de toujours tout analyser, les situations, les autres, les hommes surtout. D'ailleurs, cette femme, Lélia, héroïne éponyme a beaucoup de charme, et séduit de nombreux hommes autour d'elle. Parmi tous ces hommes qui tombent sous son charme, on dénombre de nombreux personnages tels que Sténio qui est un poète que l'on peut comparer à Musset qui était son compagnon pendant une partie de sa vie, mais aussi Trenmor, qui était dans le passé un aventurier avant de sa calmer avec l'âge. Elle charme aussi l'ermite dénommé Magnus.

Lélia, toujours bien entourée n'en peut plus de cela, et décide ainsi de chercher une paix intérieure qu'il manque à sa quiétude. Elle entre alors dans un couvent de sœurs dont elle devient l'abbesse pour un mois environ. Sténio qui la cherche pendant longtemps, éperdu et désespéré de ne pas la retrouver finit par se rendre, sur les conseils d'un ami, dans ce couvent où il trouve Lélia. Il soupçonne Trenmor, le confident de Lélia mais aussi ancien pénitent de tenter de la séduire, bien que cela ne soit pas fondé. On peut remarquer que le roman, divisé en cinq parties peut s'apparenter à un drame romantique en cinq actes, à la façon de Hugo, contemporain de l'auteur et de cette œuvre. Par ce roman et la place de Lélia dans la société où elle vivait, largement dominée par les hommes George Sand a essayé de faire ressortir des aspects de la vie quotidienne, mais aussi de la psychologie et des habitudes des gens autour d'elle, en se posant une question psychologique, doublée par la suite d'une question plus sociale voire sociétale, en se demandant quelle est la place de la femme dans cette société? Elle se basera sur son personnage pour extrapoler, alors qu'elle est dans un couvent, s'interrogeant également sur le rôle de la religion et la place de la femme dans la maison de Dieu. « Une femme n’est pas un instrument grossier que le premier rustre venu peut faire vibrer : c’est une lyre délicate qu’un souffle divin doit animer avant de lui demander l’hymne de l’amour », voilà ce à quoi elle aboute.

Lélia, qui a connu de nombreuses personnes, de nombreux hommes, de nombreux endroits et qui a ainsi acquit beaucoup d'expérience, apparaît pleine de poésie, de style dans sa manière d'agir, de parler, de paraître aux autres, mais aussi comme une femme désenchantée de son monde, dont elle estime avoir fait le tour, allant de bien en mal et de découvertes positives comme décevantes.  Lélia en effet, pleine d'espoirs, va ensuite enchainer, que ce soit les douleurs, les déceptions humaines et va ainsi sombrer dans un certain désespoir qui la pousseront à se mettre en dehors de la société pour mieux l'observer et repartir. En sortant du couvent, elle promet à Sténio de se marier à lui, en lui avouant qu'elle l'aime, mais finira par se rétracter et lui enverra même sa jeune sœur pour l'épouser, ce que Sténio ne pourra supporter.

De son côté, l'homme qui lui courra le plus après et le plus amoureux d'elle visiblement, Sténio se construira par opposition à ce désarroi, comme un homme plein d'espoirs encore, qui croit en l'amour et dans un futur commun avec Lélia,

Mais il finit par aussi perdre espoir, voyant que son amour ne reviendra jamais et ne vivra plus jamais en lui ni pour lui, et face à la froideur de Lélia qui n'est désormais plus capable d'aimer, forte de ce dégât pour l'autre, décide de se suicider. Peu de temps après, son cadavre sera découvert par le moine Magnus, gisant au bord d'un Ètang, non loin du cimetière jouxtant le couvent où il avait retrouvé celle qu'il aimait. Son corps est décrit comme : « dormait pâle et paisible le jeune homme aux yeux bleus. Son regard était attaché au ciel, dont il reflétait encore l'azur dans son cristal immobile, comme l'eau dont la source est tarie, mais dont le bassin est encore plein et limpide. » On voit ainsi le décor très sombre du roman, relative à une scène de tragédie où l'amour impossible amène les amants à se tuer par désespoir.

Finalement, c'est bien le désespoir et le désenchantement qui l'emportent sur ceux qui y croient encore, car malgré tous ses efforts, rien n'y fait et le froid de l'analyse de Lélia emportera le chaleur humaine des espoirs de Sténio, qui avait foi en l'amour, pour ne plus à la fin avoir foi en lui même.

Lélia viendra voir Stenio là où il est enterré, par Trenmor (avec qui il était finalement devenu ami ) et Magnus qui l'avait recueilli dans son couvent. Magnus voudra alors tuer Lélia pour avoir fait croire à Sténio qu'un amour était possible, causant au final la perte de celui qu'elle aimait pourtant.

Il se ravit tout de même, mais il va faire ce qu'il pourra afin que Lélia soit enfermée dans un couvent toute sa vie et n'en sorte jamais, afin de ne jamais plus faire de mal à un homme comme à Sténio.

Lélia meurt ainsi dans un couvent, et Trenmor, à la fin du roman enterre son corps auprès du corps de Sténio, les rassemblant malgré l'amour impossible qui régnait entre eux. 

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