Oncle Vania

par

Héléna Andréievna

Cette jeune femme de vingt-sept ans qui a épousé le professeur mène une vie aisée et oisive aux côtés de son époux : « elle mange, boit, dort, se promène […] ; elle laisse les autres travailler pour elle ». Si elle semble avoir fait un mariage d’intérêt (elle a épousé un homme beaucoup plus vieux qu’elle), elle s’en défend et prétend s’être unie à lui par amour. C’est une femme d’une grande beauté, très séduisante, condescendante aussi (notamment lorsqu’elle écorche le nom de Téléguine). Elle est languissante et paresseuse, n’a jamais travaillé ni créé, et se trouve ainsi désœuvrée, en proie à un terrible ennui : « Je meurs d’ennui, je ne sais pas quoi faire. »

Elle est simultanément convoitée par le docteur Astrov (convoitise secrète) et par oncle Vania (convoitise ouverte). Ce dernier ne cache pas son attirance pour elle, et ne se gêne pas pour la manifester clairement : « Comme elle est belle ! […] De ma vie je n’ai vu une femme si belle ». Si elle se montre insensible aux avances de Vania, elle est séduite par Astrov, mais sa morale l’empêche de se livrer à lui. Elle préfère finalement retourner à sa vie ennuyeuse avec le professeur plutôt que de céder à la passion. En cela, elle est un personnage petit-bourgeois, désabusé et timoré.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Héléna Andréievna >