Oncle Vania

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Résumé

            Acte I

 

            Dans le jardin d’une propriété dans une province russe isolée. Astrov, médecin de passage, est seul avec Marina, la vieille nourrice de la maison. Ils évoquent de vieux souvenirs et Astrov regrette de se voir vieillir si rapidement, de se vider progressivement de tout affect.

            Entre sur scène Vania, un homme de quarante-sept ans qui gère la propriété avec sa nièce Sonia. Sonia est née du couple que formaient le professeur Sérébriakov avec Vera, la sœur de Vania, à présent décédée. Vania se plaint de la présence de Sérébriakov et d’Éléna, sa nouvelle femme, qui comptent s’installer définitivement dans la propriété dont Sonia a hérité par sa mère : leur arrivée a en effet chamboulé la petite vie bien réglée de la maison. Vania et Marina expriment leur hâte de les voir s’en aller, mais le professeur et sa femme n’ont pas prévu de partir de sitôt.

            Passe Sérébriakov, accompagné non seulement d’Éléna mais aussi de Sonia et de Tiéliéguine, bras droit gentiment grotesque de la famille. Vania confie à Astrov qu’il est terriblement jaloux de Sérébriakov : celui-ci parvient à séduire les plus belles femmes alors que c’est un imposteur, qui ne fait qu’écrire des banalités volées à d’autres. Vania lui en veut d’autant plus qu’il a pu l’admirer par le passé, mais il a découvert son imposture il y a environ un an. En outre, Vania est amoureux d’Éléna. Sérébriakov s’absente pour travailler et les autres s’attablent pour le thé. Vania commence à faire une scène mais Sonia le fait taire. Comme on l’avait appelé pour Sérébriakov et que ce dernier refuse ses services, le docteur Astrov s’en va. Il part après avoir fiévreusement discouru en faveur de la défense des forêts. Vania et Éléna se retirent à l’écart.

            Éléna dit déduire du comportement de Sonia qu’elle est amoureuse d’Astrov. Elle avoue également à Vania qu’elle s’ennuie avec Sérébriakov. Vania saisit l’occasion pour se déclarer, mais Éléna refuse d’entendre ses serments.

           

            Acte II

 

            La salle à manger. Sérébriakov se dispute avec Éléna. Il est manifestement hypocondriaque, souffre de se voir si vieux et se plaint en somme de n’avoir aucune raison de se plaindre.

            Sonia vient réprimander Sérébriakov pour la façon dont il a traité Astrov. Le professeur geint de plus belle. Vania à son tour entre. Seule Marina, qui vient ensuite, prend la douleur de Sérébriakov au sérieux. Vania et Éléna sont laissés seuls.

            Éléna regrette de voir son entourage sombrer dans la dépression et le chaos. Vania, ivre, lui fait à nouveau des avances mais elle le repousse sèchement et s’en va. L’homme éconduit se lamente.

            Astrov refait son apparition, tout aussi ivre que Vania. Sonia vient réprimander le docteur en tête-à-tête car par son mauvais exemple il incite Vania à boire. La scène de réprimande tourne à la scène de déclaration. Sonia avoue ses sentiments à demi-mots à un Astrov qui ne saisit pas bien ce dont il est question. Malgré tout, Sonia sort satisfaite de l’entretien.

            Éléna croise Sonia et les deux femmes décident de mettre fin à leur longue inimitié. Sonia se confie même sur ses amours.

 

            Acte III

 

            Le salon. Sérébriakov a demandé à ce que tous soient réunis pour faire une annonce, mais comme il n’est pas encore l’heure de la réunion les personnages vont en tous sens. Éléna paraît et se lamente de toujours s’ennuyer. Vania s’enflamme, lui suggère de vivre pour une fois à la hauteur de sa jeunesse et de sa beauté, l’incite à faire une folie. Il sort lui chercher des fleurs tandis qu’elle semble accablée par ces paroles.

            Sonia vient confier à Éléna sa lassitude devant la froideur d’Astrov. Celle-ci propose de jouer l’entremetteuse. Seule en scène, elle révèle qu’elle-même est un peu amoureuse d’Astrov.

            Éléna interroge Astrov qui paraît sur ses sentiments. Il révèle bientôt qu’il l’aime et veut la forcer à l’embrasser. Vania revient au même moment. Il voit Éléna se débattre de tout son cœur pour échapper à l’emprise d’Astrov. Libérée, elle supplie Vania de faire en sorte que Sérébriakov veuille s’en aller au plus vite.

            C’est l’heure de la réunion. Sérébriakov annonce qu’il n’aime pas la vie à la campagne et il tient à ce que Sonia vende la maison car il veut s’acheter une propriété en Finlande. Vania est outré par cette proposition, qui ne prend en compte que le confort d’un seul. Il entre dans une colère folle qui atteint son sommet à la fin de l’acte, quand il s’empare d’un revolver pour tirer sur Sérébriakov. Il rate cependant son coup.

 

            Acte IV

 

            La chambre de Vania. Sérébriakov et sa compagne ont annoncé qu’ils allaient partir bientôt. Marina et Tiéliéguine sont soulagés devant cette promesse de retour à l’ordre. Ils craignent cependant que Vania ne se suicide. Tiéliéguine a cependant caché le revolver dans la cave. Ils sortent.

            Astrov vient réclamer à Vania un flacon de morphine qui lui a été dérobé, craignant d’être tenu pour responsable si un usage malencontreux en était fait. En se disputant la morphine, les deux hommes laissent tragiquement entendre qu’ils sont identiques : des êtres intelligents, rongés par la vie bourgeoise, et transformés en petits bonshommes mesquins. Sonia fait céder Vania.

            Éléna vient dire adieu à Astrov, qui essaie une dernière fois, en vain, de la convaincre de coucher avec lui. Ils ont l’air cependant enclins à garder un souvenir positif l’un de l’autre.

            La scène se vide progressivement. Sérébriakov et sa compagne s’en vont, après quelques adieux et quelques pardons. Puis c’est Astrov qui part, en affirmant qu’il ne reviendra pas de sitôt. Ne restent plus que Marina, Vania et Sonia. Vania, dévasté, se demande ce qu’il peut faire pour aller mieux. Sonia lui répond par une longue et fameuse tirade qui s’achève par l’injonction suivante, répétée à plusieurs reprises : « Nous nous reposerons ! », faisant référence à un bonheur possible dans l’au-delà, car dans ce monde, ils ne peuvent que se soumettre à leur devoir, s’oublier eux-mêmes et continuer de gérer le domaine dont ils envoient les revenus au professeur.

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