Pars vite et reviens tard

par

Le crime emblématique

L’élément déclencheur du crime est bel est bien ce grand « 4 » à l’envers peints en noir sur des portes d’appartements avec, au bout de la branche basse une double barre. Qui plus est, ce signe, des plus étranges mais qui a forcément un sens, est sous-titré des lettres « CLT ». A moins qu’on ne soit médiéviste comme Fred Vargas, le lecteur est incapable de détecter la véritable signification de ces symboles. De fait, l’auteur pousse celui-ci, tout comme le commissaire Adamsberg à faire des recherches dans ce sens, qui leur permettront de découvrir peut-être involontairement, un phénomène important qui date du Moyen-Âge. Ils découvriront que ces signes annoncent le retour d’un fléau terrible : la peste. Tout le monde sait, de part les événements bien connus de 1920, que la peste est un fléau ravageur et destructeur et mortel. L’auteur nous rappelle à quel point la peste est un phénomène préoccupant et ce, depuis le Moyen-Âge, en nous accablants de signes tels que les lettres « CLT » (Cito Longe Tarde), ce qui signifie probablement en latin : « Pars vite et reviens tard », maxime révélatrice du retour de la peste dans la société. Comme si cela n’était pas assez, Fred Vargas a ajouté un autre élément à l’enquête du commissaire, ce qui lui a permis de confirmer ses hypothèses, à savoir les messages énigmatiques déposés, chaque jour, dans la boîte à nouvelles que le crieur lit devant le public sur la place Edgar-Quinet. Ce message n’est pas comme les autres : il est soigneusement enfermé dans enveloppe ivoire. Cette même enveloppe, on la retrouvera près du...

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Dissertation à propos de Pars vite et reviens tard