Rhinocéros

par

L’absurdité des comportements humains

Dans Rhinocéros, Ionesco expose les limites de la logique et l’absurdité règne comme la force dominante de l’univers. Les personnages qui s’autoproclament comme rationnels – à l’instar du Logicien, Botard et Jean – s’enfoncent eux-mêmes dans des épreuves ridicules (le Logicien en particulier) où ils essaient en vain de rationaliser leurs présomptions incorrectes.

« BERENGER : Vous avez tort de ne pas croire à la médecine.

JEAN : Les médecins inventent des maladies qui n’existent pas.

BERENGER : Cela part d’un bon sentiment. C’est pour le plaisir de soigner les gens. »

Dans l’acte premier par exemple, Bérenger qualifie les idées de Jean d’« absurdes », et ce mot résonne tout au long dela pièce. Le monde est absurde, et l’absurde défie l’étendue de la logique.

La distance qui demeure entre les individus et la confusion intime de chacun divisent les personnages qui se disent logiques. Ils maintiennent « leur distance logique » jusqu’au jour où ils se trouvent confrontés à un problème réel et se rendent compte que même leur logique ridicule n’a point de valeur. Bérenger concède l’absurdité dès le départ : « La vie est un rêve » dit-il, faisant allusion aux événements inexplicables et aléatoires autour de lui. Cette conception lui permet de mieux comprendre l’absurdité des métamorphoses qui ont lieu, même s’il n’arrive jamais à en trouver une solution logique

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